Lettres à Marie Canavaggia, (1936-1960)
EAN13
9782070784233
ISBN
978-2-07-078423-3
Éditeur
Gallimard
Date de publication
Collection
Les Cahiers de la NRF - André Gide (9)
Nombre de pages
768
Dimensions
2 x 1 x 3 cm
Poids
730 g
Langue
français
Code dewey
846
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Lettres à Marie Canavaggia

(1936-1960)

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Marie Canavaggia, «Mlle Marie ma secrétaire» comme l'appelait Céline, fut à la fois secrétaire, en effet, mais aussi collaboratrice de l'écrivain : dès le 12 avril 1936, alors que leurs relations épistolaires s'engagent avec la mise au point de Mort à crédit, Céline lui écrit : «Mais non ! Mais non ! Il n'est pas de petits détails qui peuvent me lasser ! Je les veux tous ! La moindre virgule me passionne.». Marie Canavaggia, traductrice de l'anglais et de l'italien, en prenant la suite de Jeanne Carayon, qui avait suivi l'établissement du texte de Voyage au bout de la nuit, entame ainsi à quarante ans une seconde carrière. Elle devient intime de toute l'œuvre de Céline, jusqu'à Nord en 1960, en lui manifestant une admiration et un dévouement passionnés, alors que rien ne semblait l'y préparer. D'une secrétaire, d'une assistante plutôt comme elle l'écrira elle-même, elle assure le travail en amont (relecture des dactylographies successives, puis des épreuves), mais aussi après les publications : elle collectionne les articles et comptes rendus, surveille la mise au point et l'expédition de lettres de répliques aux journaux, procure à l'écrivain des livres dont il a besoin et, à l'occasion, retrouve pour lui un mot qu'il a perdu... Son rôle devient prépondérant lorsque Céline s'exile au Danemark : «Je ne vis que par vos lettres», lui écrit-il en 1945, et quand plus tard la «fabrique» littéraire se sera remise en route tant bien que mal : «Quelle joie cette collaboration si intime, si intelligente, si vivifiante.» Ainsi ces lettres à Marie Canavaggia, qui forment le corpus épistolaire célinien le plus important en nombre (508 lettres) comme le plus étendu dans le temps (1936-1960), sont-elles un inestimable témoignage sur la genèse du style et le travail acharné que Céline mène sur l'écriture, en toutes circonstances et jusqu'au bout de sa vie. Cette édition reprend le texte qui a été revu et l'appareil critique mis à jour de l'édition originale en trois volumes de 1995, dont le tirage à quatre cents exemplaires avait été rapidement épuisé.
Ces lettres à Marie Canavaggia forment le corpus épistolaire célinien le plus important en nombre (508 lettres) comme le plus étendu dans le temps (1936-1960). Elles sont un inestimable témoignage sur la genèse du style et le travail acharné que Céline mena sur l'écriture, en toutes circonstances et jusqu'au bout de sa vie.

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