André Gide et le premier groupe de la
EAN13
9782070708123
ISBN
978-2-07-070812-3
Éditeur
Gallimard
Date de publication
Collection
Bibliothèque des Idées (3)
Séries
André Gide et le premier groupe de la "Nouvelle revue française"... (3)
Nombre de pages
584
Dimensions
22 x 14 x 3 cm
Poids
620 g
Langue
français
Code dewey
840.9
Fiches UNIMARC
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3 - André Gide et le premier groupe de La Nouvelle Revue Française (Tome 3-Une inquiète maturité (1913-1914))

1913-1914

De

Gallimard

Bibliothèque des Idées

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Avec ce troisième volume s'achève l'étude qu'Auguste Anglès a consacrée au premier groupe de La Nouvelle Revue Française, depuis les prémisses des années 1890 et le départ de février 1909, jusqu'à ce numéro d'août 1914, au moment où
l'Europe bascule dans la guerre. Les années 1913 et 1914, qui occupent ce volume, viennent lever les hypothèques esthétiques que les années passées avaient laissé subsister. Se mettent ainsi définitivement en place les conditions d'un développement dans la longue durée : Gide a dans la NRF l'instrument idéal pour exercer son magistère intellectuel. L'année 1913 tout entière est avant tout marquée par la création du Vieux Colombier qui sous l'impulsion de Jacques Copeau devient le lieu du théâtre nouveau. Les hommes de la NRF trouveront là un puissant catalyseur d'audience, que leurs œuvres antérieures n'avaient pas toujours su leur donner. C'est aussi une nouvelle occasion pour le dernier arrivant, Roger Martin du Gard, de s'agréger à l'équipe. À côté du théâtre s'ouvrent enfin les portes de cette «Académie du Roman» : des extraits, minutieusement choisis par leur auteur, de la Recherche jouxtent la publication intégrale des Caves du Vatican, du Grand Meaulnes et de Barnabooth. Le temps de la maturité est avant tout celui du roman, et ainsi se trouve en partie résolue la question du «roman d'aventure» posée par Jacques Rivière. Mais cette affirmation littéraire se double d'une inquiète interrogation sur la cohésion du groupe, comme si le temps de la maturité était aussi celui des individualités, comme si la création littéraire achevée altérait la convivialité, faisant disparaître le groupe au profit des hommes, et les hommes au profit des œuvres. Ce à quoi s'ajoutait un malaise diffus qui explique en partie que, pour plusieurs d'entre eux, Gide, mais aussi Claudel et Schlumberger, la guerre ait pu apparaître comme l'occasion d'une possible régénération, personnelle ou collective. Il n'empêche que par-delà les orages et à travers eux l'idée même du groupe reste la clé de voûte de la NRF, et on pourra conclure l'étude de ces six années dans ce sens, en citant Anglès : «Admirons que malgré l'usure des uns, l'évolution des autres, les fluctuations de leurs rapports entre eux, les apports et interventions de l'extérieur, sa résistance sur l'essentiel ait été somme toute exemplaire. Au
commencement avait été l'amitié, et à la fin, après tant de fortunes diverses, subsistait l'amitié.»

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