Promesse de sang, thriller
EAN13
9782809800043
ISBN
978-2-8098-0004-3
Éditeur
Archipel
Date de publication
Collection
Roman français
Nombre de pages
369
Dimensions
24 x 15 x 0 cm
Poids
534 g
Langue
français
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Promesse de sang

thriller

Archipel

Roman français

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DU MÊME AUTEUR

AUX ÉDITIONS DE L'ARCHIPEL

Garde rapprochée, 2007.
Lune de miel, 2006.
L'amour ne meurt jamais, 2006.
La Maison au bord du lac, 2005.
Pour toi, Nicolas, 2004.
La Dernière Prophétie, 2001.

AUX ÉDITIONS LATTÈS

Le Cinquième Ange de la mort, 2007.
Sur le pont du loup, 2007.
Quatre fers au feu, 2006.
Grand méchant loup, 2006.
Quatre souris vertes, 2005.
Terreur au troisième degré, 2005.
Deuxième chance, 2004.
Noires sont les violettes, 2004.
Beach House, 2003.
Premier à mourir, 2003.
Rouges sont les roses, 2002.
Le Jeu du furet, 2001.
Souffle le vent, 2000.
Au chat et à la souris, 1999.
La Diabolique, 1998.
Jack et Jill, 1997.
Et tombent les filles, 1996.
Le Masque de l'araignée, 1993.

AU FLEUVE NOIR

L'Été des machettes, 2004.
Vendredi noir, 2003.
Celui qui dansait sur les tombes, 2002.

Ce livre a été publié sous le titre
Judge and Jury
par Little, Brown & Company, New York, 2007.

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34, rue des Bourdonnais 75001 Paris.
Et, pour le Canada,
à Édipresse Inc., 945, avenue Beaumont,
Montréal, Québec, H3N 1W3.

eISBN 978-2-8098-1073-8

Copyright © James Patterson, 2007.
Copyright © L'Archipel, 2008, pour la traduction française.

Au Dana-Farber Cancer
Institute et à tous ceux qui œuvrent
pour cette cause.

À Kevin Palardy, Mary Ellen Murphy et tout particulièrement
Anne Heausler Dupont.
Et aussi à Jim Kingsdale, dont les voyages
en Patagonie m'ont beaucoup inspiré.

PROLOGUE

Pour le meilleur et pour le pire

1

Pour moi, tout commença un beau jour d'été à Long Island, aux « noces du siècle ». La mariée chaloupait à la tête d'une farandole festive serpentant entre les tables sur un air de conga. La scène m'arracha un grognement de dégoût : je détestais cette danse cubaine.

Je n'en perdais pourtant pas une miette derrière mes jumelles longue portée. Mon instrument suivit la progression de la jeune femme. Elle balançait ses larges hanches couvertes de dentelle dans tous les sens, renversant au passage un verre de vin rouge, suppliant un parent aussi rond qu'une boule de bowling d'abandonner une assiette de palourdes farcies pour rejoindre la chenille. Tout sourire, le bienheureux époux s'efforçait de suivre la cadence avec la grâce d'un rouleau compresseur.

Quel beau couple! songeai-je avec une grimace en imaginant l'heureux ménage dix ans plus tard. Quelle chance d'assister à cette noce, agent spécial Nick Pellisante...

Responsable de la section C-10 du FBI de New York, je dirigeais une opération de surveillance à l'occasion de l'engagement matrimonial d'un petit mafieux. Une grande sortie pour mon unité, spécialisée dans la répression du crime organisé. La fête réunissait dans le très chic South Fork Club de Montauk tout un tas de célébrités... dès lors qu'on connaissait un peu le milieu.

Toutes les huiles de la mafia participaient à l'heureux événement. Toutes, sauf l'homme qui m'intéressait : le capo di tutti i capi, surnommé aussi l'Électricien en raison de la profession qu'il exerçait avant de se spécialiser dans les arnaques qui fleurissaient dans le secteur du bâtiment du New Jersey. Dominic Cavello était un sale type, aussi sale que ses mains. Je détenais une collection entière de mandats d'arrêt contre lui, pour meurtre, extorsion de fonds, corruption et trafic de drogue.

À en croire certains de mes collègues, Cavello avait depuis longtemps filé en Sicile, où il se la coulait douce en se payant notre tête. Pour d'autres, il se planquait en République dominicaine, dans l'une de ses stations baln éaires, ou encore au Costa Rica, aux Émirats arabes unis, à Moscou...

Mais j'avais aussi ma petite idée sur la question. Mon instinct me soufflait qu'il fallait le chercher dans cette assembl ée bruyante, sur la somptueuse terrasse du South Fork Club. Pour un criminel traqué par mon équipe depuis plus de trois ans, être présent sur le territoire américain pouvait passer pour une grossière imprudence, mais une telle audace ne m'étonnait guère de cet homme à l'ego démesuré. Rien, pas même le gouvernement fédéral, n'empêcherait Dominic Cavello d'assister au mariage de sa nièce chérie.

— « Macaroni deux » pour « Macaroni un », appela une voix pince-sans-rire dans mon oreillette.

Je reconnus l'agent spécial Manny Oliva, qui planquait plus loin sur les dunes avec Ed Sinclair. Élevé dans les cités de Newark, Manny avait fait son droit à l'université d'État de Rutgers puis rejoint mon service dès sa sortie de Quantico.

— Quelque chose dans le collimateur, Nick ? Ici, rien que du sable et des mouettes.

— Ouais, répondis-je de mon ton le plus sérieux. Des penne. Quelques lasagnes, des saucisses, des crevettes farcies et des plats à la parmigiana...

— Arrête de me faire baver, Nicky Smile.

Nicky Smile : c'était le surnom dont m'avaient affublé mes plus proches équipiers. La nature m'avait certes gratifié d'un beau sourire, mais je les soupçonnais de m'appeler ainsi parce que j'avais grandi dans le quartier italien de Bay Ridge, au milieu d'une poignée de petits truands, et que mon patronyme avait une consonance latine. Au Bureau, je faisais office d'encyclopédie vivante sur Cosa Nostra. Mes origines expliquaient en partie ma vocation : je prenais comme une offense personnelle le coup que ces pourritures de mafieux portaient à la réputation des Italo-Américains, y compris à celle de ma famille, de mes amis et à la mienne.

Je balayai le cortège avec mes jumelles. Où te caches-tu, sale faux-jeton ? Montre-toi, je sais que tu es là !

La joyeuse file indienne avait caracolé tout autour de la terrasse, devant les mafiosi en smoking et chemise pourpre et leurs tendres épouses boudinées dans leur robe de soirée sous leur coiffure en choucroute, lorsque la mariée se faufila jusqu'à une table de padroni. Il me sembla reconnaître un ou deux visages parmi ces grands-pères à cravate américaine qui sirotaient leur expresso en échangeant de vieilles histoires de famille.

S'approchant d'un invité en fauteuil roulant, la jeune femme se pencha pour lui donner un baiser. Faible et déboussolé, les mains immobiles sur les genoux, le vieillard semblait se remettre d'une longue maladie, voire d'une attaque cérébrale. Il portait des lunettes à monture épaisse noire et, comme oncle Junior dans Les Soprano, des sourcils si fins qu'ils en étaient presque invisibles sous son crâne dégarni. Je me redressai pour zoomer sur lui lorsque la mariée l'attrapa par les poignets. Je ne rêvais pas, elle cherchait à faire entrer dans la danse ce pauvre vieux qui réussissait à peine à passer un bras autour d'elle et semblait incapable de pisser tout seul.

Soudain, mon cœur cessa de battre. L'arrogant fils de pute avait osé se pointer, et son inconsciente de nièce venait de le trahir !

— Tom ! Robin ! Vous voyez le vieux grincheux avec des lunettes noires, celui que la mariée vient d'embrasser ?

En poste dans une camionnette sur le parking, mes hommes surveillaient la fête sur des écrans reliés aux caméras dont le club était truffé.

— Ouais, répondit Tom Roach, je le vois. Où est le probl ème ?

J'avançai d'un pas en ajustant mes jumelles.

— Devant toi... C'est Dominic Cavello.

2

— Vous avez mon feu vert ! aboyai-je dans le micro fixé au col de ma chemise. C'est le chauve avec des lunettes noires, celui qui est en fauteuil roulant dans le coin gauche de la terrasse. N'oubliez pas que nous avons à faire à Dominic Cavello : il est sûrement armé, et dangereux !

Depuis mon poste d'observation, je vis Tom Roach et Robin bondir hors de notre camionnette banalisée pour se diriger vers l'entrée du club.

Nous n'avions pas lésiné sur les hommes et les renforts mobilisés pour cette opération. Tout le site était quadrillé et, à l'intérieur, des agents infiltrés avaient intégré les équipes de barmen et de serveurs. Nous avions également prévu l'intervention des gardes-côtes en couverture. À huit cents mètres du rivage mouillait un croiseur, sur lequel un hélicopt ère Apache attendait mon ordre pour décoller.

Aussi impitoyable fût-il, Dominic Cavello n'oserait tout de même pas transformer le mariage de la f...

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