EAN13
9782070225903
ISBN
978-2-07-022590-3
Éditeur
Gallimard
Date de publication
Collection
Hors série Connaissance
Nombre de pages
400
Dimensions
20 x 14 x 3 cm
Poids
500 g
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Indisponible

De plus en plus, depuis le début du siècle, l'intelligence se sent mauvaise conscience devant son activité et ses créations. Aujourd'hui la mauvaise conscience est devenue anxiété et angoisse. Le monde moderne tout entier est mis en accusation par les romanciers, les moraIistes, les philosophes, comme un mécanisme absurde et inhumain. Dans quelle mesure les avatars du travail humain, bouleversé par l'incessant progrès du machinisme, justifient-ils cette accusation ? Telle est la question à laquelle ce livre, appuyé sur les récentes recherches et enquêtes des sciences de l'homme, s'efforce de répondre. Partant d'une distinction fondamentale entre le
«milieu naturel» des sociétés prémachinistes et le «milieu technique» où l'homme du XXᵉ siècle est de plus en plus saisi, il étudie l'évolution des métiers dans les formes les plus modernes de production et en dégage les tendances vers l'immédiat avenir. D'autre part,
Georges Friedmann utilise, dans ce nouvel ouvrage ses expériences et observations, recueillies au cours de voyages en France et à l'étranger, notamment en Angleterre, Belgique, Suisse, Hollande et surtout aux États-Unis. La prise de conscience individuelle des problèmes humains suscités par le developpement des techniques est indispensable. Leur domination exige de l'homme de ce temps, pour rétablir l'équilibre rompu par la trop brutale éclosion de sa puissance, non pas un «supplément d'âme», au sens du spiritualisme bergsonien, mais en tout cas un supplément de forces morales.
Édition revue et mise à jour en 1960

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