Études anglaises - N° 1/2013, Reconsidering Romantic Essay-Writing and Some Romantic Essayists
EAN13
9782252038888
ISBN
978-2-252-03888-8
Éditeur
Klincksieck
Date de publication
Collection
Études anglaises
Nombre de pages
128
Dimensions
23 x 15 x 0,8 cm
Poids
196 g
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Études anglaises - N° 1/2013

Reconsidering Romantic Essay-Writing and Some Romantic Essayists

Klincksieck

Études anglaises

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Jean RAIMOND: Robert Southey: an essay addict?

"If I have many irons in the fire, one reason, therefore, is that there is a large pot to boil." Because he depended exclusively on his pen for his livelihood, Robert Southey found his most reliable source of income in periodical reviewing. He thus contributed to such journals as the Monthly Magazine, the Critical Review and the Annual Review before becoming, from 1809 onwards, an eminent contributor to the Quarterly Review. If that periodical owed much of its prosperity to the Laureate's unflinching support, Southey's contributions to the Tory rival of the Edinburgh Review were instrumental in increasing his reputation as one of the most effectual and controversial essayists of the Romantic age. His reviews of literary works, travel books, biographies or historical studies may not hold the twentieth-century reader's interest as his "essays, moral and political" still do. Southey's penchant for the essay is also perceptible in several works of his which are not essays in the first place, like Letters from England, the Colloquies, and The Doctor. The drudgery of reviewing and the strenuous work of documentation required were beneficial to Southey who, whenever anything distressed him, would “fly to hard employment, as many fly to the bottle.”

« Si j'ai beaucoup de fers au feu, c'est, entre autres, parce qu'il y a une grosse marmite à faire bouillir ». Parce qu'il dépendait entièrement de sa plume pour vivre, Robert Southey a tiré le plus clair de ses revenus de sa collaboration à des revues. C'est ainsi qu'il a travaillé pour le Monthly Magazine, la Critical Review et -l'Annual Review, avant de devenir, à partir de 1809, un collaborateur éminent de la Quarterly Review. Si ce périodique dut l'essentiel de son succès au soutien indéfectible du Lauréat, les articles écrits par Southey dans la revue Tory rivale de l'Edinburgh Review contribuèrent à accroître sa réputation et à faire de lui l'un des essayistes les plus percutants et les plus portés sur la controverse de l'époque romantique. Ses recensions d'œuvres littéraires, de récits de voyages, de biographies, d'études historiques ne retiendront peut-être pas l'attention du lecteur du vingtième siècle au même titre que ses « essais moraux et politiques ». Le goût marqué de Southey pour l'essai transparaît également dans plusieurs de ses ouvrages qui ne sont pas des essais à proprement parler, tels les Letters from England, les Colloquies et The Doctor. Le pensum des recensions tout comme l'éreintant et indispensable travail de documentation devaient se révéler bénéfiques pour Southey qui, dès qu'un malheur l'affligeait, se jetait « à corps perdu dans un travail de forçat comme beaucoup d'autres se jettent sur la bouteille ».

Mark SCHOENFIELD: Ticklers and Nic-Nacs: weekly entertainments among the Romantic periodicals

Quarterly reviews such as the Edinburgh and Quarterly exploited the literary market to gain political dominance for their respective parties, while monthlies like Blackwood's claimed originality and aesthetic judgment among their domains. From the shadow of these ambitious quarterlies and monthlies emerged a genre of smaller magazines with names like The Tickler, The Nic-Nac and Saturday Night. Striving not for originality but readability, seeking an audience through entertainment and not political allegiance, these journals, filled with reprinted quips, puns, and valorization of the ordinary, developed, through an aesthetic of imitation, readership as a form of economic consumption and authorship as a technological effect of publishing.

Les trimestriels comme l'Edimburgh Review et la Quarterly Review exploitaient le marché littéraire afin d'assurer une position politique dominante à leurs partis respectifs, alors que les mensuels comme Blackwood's prétendaient, dans leur domaine propre, à l'originalité et au jugement en matière d'esthétique. À côté de ces trimestriels et mensuels de premier plan émergea un genre de magazines moins importants, par exemple, The Tickler, The Nic-Nac et le Saturday Night. Leur but n'étant pas d'être originaux, mais d'être lus et de séduire leur public par le divertissement et non pas le discours politique. Ces revues, regorgeant de jeux de mots et de traits d'esprit, et valorisant l'ordinaire, permirent l'essor du lectorat en tant que forme de consommation économique, et contribuèrent à développer la profession d'auteur considérée comme une simple conséquence technologique de la publication.

Duncan WU: Hazlitt as Romantic

Hazlitt's credentials as a Romantic are placed within a biographical context, beginning with the observation that the profession of essayist was not the one to which he first aspired. He resorted to journalism only when he failed to become a Unitarian minister, painter, philosopher and lecturer. It is in his arguments concerning the imagination, particularly such aspects as “gusto,” “sympathy” and “genius,” that justification is found for aligning him with Romantic contemporaries. His ideas are argued to have a source in the theories of Joseph Priestley, his former teacher, who was also an influence on Coleridge and Wordsworth. Yet Hazlitt's association with those precursors is argued only to be partial, for he was ahead of his time both in his atheism, and rejection of necessitarian and millenarian philosophies.

Les éléments permettant de considérer Hazlitt comme un romantique sont placés ici dans un contexte biographique. On notera d'abord que le métier d'essayiste n'était pas celui auquel il aspirait en premier lieu. Il n'eut recours au journalisme que lorsqu'il échoua à devenir ministre du culte unitarien, peintre, philosophe et conférencier. Ses arguments concernant l'imagination, en particulier les notions de gusto, de sympathie et de génie, justifient qu'on le range avec ses contemporains romantiques. L'argument de cet article est que l'une des sources de ses idées se trouve dans les théories de Joseph Priestley, qui fut son professeur et qui exerça également une influence sur Coleridge et Wordsworth. Mais on soulignera aussi que l'association de Hazlitt avec ces précurseurs n'est que partielle, dans la mesure où il était en avance sur son temps à la fois par son athéisme et par son rejet des philosophies nécessitariennes et millénaristes.

Laurent FOLLIOT: “Without the power to stir, without any determination to stay”: William Hazlitt as uneasy Spectator

Recent commentators have tended to locate the works of William Hazlitt within the context of a dynamic metropolitan culture. The present article attempts to identify some of the fundamental tensions in his relation to urban modernity, and in particular to its promotion of the spectacular. Aspects of Hazlitt's ambivalence include his radical revision of the polite essayistic tradition, his fascination for entertainment, high and low, as the antithesis or counterpart of literature, and his reliance on a negative gusto to pierce through the variegated “medium” of modern culture.

La critique récente associe parfois l'œuvre de William Hazlitt à l'effervescence de la culture londonienne au début du XIXe siècle. Cet article s'efforce d'identifier quelques-unes des tensions qui caractérisent l'attitude de l'essayiste vis-à-vis de la modernité urbaine, en particulier dans sa dimension spectaculaire. Parmi les principaux aspects de cette ambivalence, on étudiera le traitement radical qu'il fait subir à la tradition addisonienne, sa fascination pour le spectacle perçu comme l'antithèse ou le complément de la littérature, et son recours à une forme négative de gusto contre les multiples médiatisations de la vie moderne.

Marc PORÉE: The essay, or Charles Lamb's “proper element”

The aim of this paper is to do unto Charles Lamb what the essay does to the object it purports to handle, given the latin etymology of the word (exagium): to weigh, to examine, to experience, but also to chase away, to expel and finally to scatter the work of the “insignificant” essayist who declared that prose was his “proper element.” In the process, the meaning of “proper” will also be assessed, in an attempt to explore the tensions at work with...

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