Des vents contraires
EAN13
9782879296463
ISBN
978-2-87929-646-3
Éditeur
Éditions de L'Olivier
Date de publication
Collection
Littérature française
Nombre de pages
256
Dimensions
14 x 2 cm
Poids
377 g
Code dewey
843.1
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« La nuit nous protégeait et à ce moment précis j’avoue avoir pensé que les choses allaient redevenir possibles, ici j’allais pouvoir recoller les morceaux et reprendre pied, nous arracher les enfants et moi à cette douleur poisseuse qui nous clouait au sol depuis des mois, à la fin la maison, les traces et les souvenirs qu’elle gardait de nous quatre, c’était devenu invivable, je ne sortais presque plus et les enfants se fanaient sous mes yeux. »
Depuis que sa femme a disparu sans plus jamais faire signe, Paul Anderen vit seul avec ses deux jeunes enfants. Mais une année s’est écoulée, une année où chaque jour était à réinventer, et Paul est épuisé. Il espère faire peau neuve par la grâce d’un retour aux sources et s’installe alors à Saint- Malo, la ville de son enfance.
Mais qui est donc Paul Anderen? Un père qui, pour sauver le monde aux yeux de ses enfants, doit lutter sans cesse avec sa propre inquiétude et contrer, avec une infinie tendresse, les menaces qui pèsent sur leur vie. Dans ce livre lumineux aux paysages balayés par les vents océaniques, Olivier Adam impose avec une évidence tranquille sa puissance romanesque et son sens de la fraternité.

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Commentaires des lecteurs

21 juillet 2010

Ce roman est sans aucun doute le plus beau roman que j'ai lu sur la paternité car c'est bien son thème central. Le narrateur, Paul, et ses enfants Manon et Clément déménagent pour s'installer à Saint-Malo, ville où Paul a ...

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4 octobre 2009

...

Décrire des gens à qui la vie leur fait un pied de nez, des personnes qui n’ont pas une vie droite, linéaire avec en filigrane « tout est beau, tout est rose », ou d’autres encore dont le bonheur les ...

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26 février 2009

L’histoire se déroule à Saint-Malo, où le narrateur, Paul Anderen, vient s’installer avec ses deux enfants, Clément et Manon, suite à la disparition étrange de sa femme, Sarah. Des vents contraires est un roman sur les rapports humains en général, ...

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Une rencontre avec Olivier Adam

L’écrivain était à Brest fin février pour présenter son dernier livre, "Des vents contraires". Depuis, son roman a reçu le prix RTL.

Les sentiments

« Une phrase plane sur la littérature française : c’est avec des bons sentiments qu’on fait de la mauvaise littérature. C’est le problème de ceux qui s’en tiennent à cette orthodoxie à la mode, bien en phase avec l’esprit français. Mais quand on décide de se colleter à ce qui fait notre vie à tous et qui tient en grande partie aux sentiments, il n’y a qu’une chose à faire : s’en foutre. Je travaille de manière assumée du matériau qui est sentimental, familial. En plus, il y a des enfants dans Des vents contraires. C’est toujours casse-gueule, avec le risque de la mièvrerie, de joliesse. Il n’y a qu’une solution : tenter d’être juste, se dire qu’il faut assécher ces grands sentiments en les regardant dans toutes leurs dimensions, en restant modeste, concret, à hauteur d’homme. Après, c’est la musique de l’écriture. »

La musique, le rythme, la voix, l’écriture

« Je refuse la jolie langue. Je préfère toujours un mot commun ou argotique à un mot compliqué. J’inclus des mots du langage parlé. Je veux m’en tenir à la force nue des mots quand ils sont justes dans ce qu’ils disent, dans leur son à l’oreille, quand ils trouvent leur place dans le rythme de la phrase. Dans la construction de mes livres, le phrasé est plus important que la psychologie. Après, il y a la musique de l’écriture, la voix qui est pour moi le sismographe des sentiments.
La bande-son du livre, c’est une préoccupation constante. Tous les aspects liés à la musique sont une partie intégrante de mon travail d’écriture, reviennent dans tous mes livres sous forme de citations. Dans Des vents contraires, il y a du Leonard Cohen, du Bashung, du Dominique A, du Dylan… Quelqu’un qui boit du whisky le soir en écoutant Johnny Cash, ça dit quelque chose du personnage, et je pense que ça dit aussi quelque chose de celui qui écrit, de l’épure que je souhaitais pour ce livre. »

L’absence

« Elle est au cœur du livre. L’absence et la douleur qui se traduisent par une succession de gestes très concrets : lever les enfants, les habiller, les aider à faire leurs devoirs, les coucher, etc. Ce que je cherche dans la figure de la disparition et de l’absence, c’est que ça provoque chez ceux qui restent. Dans Des vents contraires, il s’agit moins de sonder le silence que de le remplir.
Le manque, c’est récurrent chez moi. C’est ma croix… Pour être franc, quand j’ai commencé à écrire ce roman, j’étais assez content de la voix et du ton que j’avais trouvé. Puis je me suis rendu compte que j’écrivais encore sur ce qui reste quand il ne reste plus rien. Une part de moi constatait que je disais la même chose que dans Je vais bien, ne t’en fais pas.
J’essayais de me rassurer en me disant que les écrivains que j’aime racontent toujours la même histoire, au fond.
J’ai arrêté et j’ai fait lire le manuscrit à ma compagne. Elle m’a dit qu’elle voulait lire la suite. J’ai obéi à son injonction et je me suis autorisé cette récurrence qui m’ennuyait sans m’ennuyer vraiment. D’où elle vient ? Cela ne m’intéresse pas. Je n’ai pas envie de chercher à répondre, de passer du temps à ça. Je ne m’aime pas assez pour ça. Un certain nombre de mes handicaps ont trouvé en moi un chemin dans la littérature et ça me va quand ces handicaps-là deviennent création.

Paul, son métier, sa femme qui est partie, le couple…

J’ai donné à Paul un métier qui mêle toutes les couches de la société dans une ville, Saint-Malo, scindée en deux sociologiquement. Lui qui ne sait pas trop se conduire lui-même apprend à conduire aux autres.
Paul est le seul à ne pas croire que sa femme soit partie. Ses proches essaient de lui faire entendre qu’elle avait bien des raisons de s’en aller, qu’il lui faisait une vie d’enfer. Mais il témoigne du mystère, des liens indestructibles et mystérieux qui unissent certains couples. Je voulais que Paul soit détenteur de cette vérité obscure pour l’extérieur, de ce qui peut se nouer entre deux êtres, en dépit de tout ce qu’on peut voir.

La Bretagne

Le livre Des vents contraires se passe entièrement sur la côte de la région de Saint-Malo. L’un des moteurs de ce livre, après la question liée à la paternité, était de rendre quelque chose de l’éblouissement et de la force que ces lieux me donnent, du sentiment permanent du vent, du fait que rien n’y est figé. Pour moi, c’est en adéquation avec la tentative du héros, Paul, de trouver son second souffle, de se sentir vivant.
J’ai travaillé les descriptions de lieux en lien avec les états intérieurs des personnages, avec l’objectif que le lecteur se sente mouillé quand il pleut sur les personnages, avec la volonté de sortir du pittoresque, hors de tout folklore … Ainsi que la recherche permanente de l’éclaircie : Des vents contraires est comme mes autres livres, du côté de la vie.

Version longue de la rencontre avec l'auteur Olivier Adam, à la librairie Dialogues à Brest, le 25 février 2009 à l'occasion de la sortie de son livre "Des vents" contraires (éditions de l'Olivier).


Version courte de la rencontre avec l'auteur Olivier Adam, à la librairie Dialogues à Brest, le 25 février 2009 à l'occasion de la sortie de son livre "Des vents contraires" (éditions de l'Olivier).

Avec Olivier Adam
Le , Café de la librairie Dialogues

Depuis que sa femme a disparu sans plus jamais faire signe, Paul Anderen vit seul avec ses deux jeunes enfants. Mais une année s’est écoulée, une année où chaque jour était à réinventer, et Paul est épuisé. Il espère faire peau neuve par la grâce d’un retour aux sources et s’installe alors à Saint- Malo, la ville de son enfance. Dans ce livre lumineux aux paysages balayés par les vents océaniques, Olivier Adam impose avec une évidence tranquille sa puissance romanesque et son sens de la fraternité.

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