Gustave Courbet
Éditeur
Parkstone International
Date de publication
Nombre de pages
307
Langue
français
Code dewey
759.4
Fiches UNIMARC
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Gustave Courbet

Parkstone International

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Gustave Courbet (Ornans, 1819 – La Tour de Peilz, Suisse, 1877) Ornans, sa
ville natale, se situe près la ravissante vallée du Doubs, et c'est là que
jeune garçon, et plus tard en tant qu'homme, il acquit l'amour du paysage. Il
était par nature révolutionnaire, un homme né pour s'opposer à l'ordre
existant et affirmer son indépendance ; il possédait la rage et la brutalité
qui font le poids d'un révolutionnaire en art comme en politique. Et son
esprit de révolte se manifesta dans ces deux directions. Il s'installa à Paris
pour étudier l'art. Toutefois, il ne se fixa pas à l'atelier d'un maître
influent en particulier. Dans sa province natale déjà, il n'avait pas cherché
à se former à la peinture, et préférait maintenant étudier les chefsd'oeuvre
exposés au Louvre. Au début, ses oeuvres n'étaient pas assez caractéristiques
pour susciter une quelconque opposition, et elles furent admises au Salon.
Puis il produisit L'Enterrement à Ornans, qui fut violemment pris d'assaut par
les ritiques : «Une mascarade de funérailles, six mètres de long, dans
lesquels il y a plus motif à rire qu'à pleurer ». En réalité, la véritable
offense des tableaux de Courbet était de représenter la chair et le sang
vivants ; des hommes et des femmes tels qu'ils sont vraiment, et faisant
vraiment ce qu'ils sont occupés à faire – non pas des hommes et des femmes
dépourvus de personnalité et idéalisés, peints dans des positions destinées à
décorer la toile. Il se défendit en disant qu'il peignait les choses telles
qu'elles sont, et professa que la vérité vraie devait être le but de
l'artiste. C'est ainsi que lors de l'Exposition universelle de 1855, il retira
ses tableaux du site officiel et les exposa dans une cabane en bois, juste à
côté de l'entrée, arborant l'intitulé en majuscules : «Courbet – Réaliste ».
Comme tout révolutionnaire, c'était un extrémiste. Il ignorait délibérément le
fait que chaque artiste possède sa propre vision et sa propre expérience de la
vérité de la nature ; et il choisit d'affirmer que l'art n'était qu'un moyen
de représenter objectivement la nature, dénué d'intentions, et non une affaire
de choix ou d'arrangement. Dans son mépris pour la beauté, il choisit souvent
des sujets que l'on peut sans mal qualifier de laids. Il possédait néanmoins
un sens de la beauté doublé d'une aptitude aux profondes émotions, qui
transparaît tout particulièrement dans ses marines. Il se révéla être un
peintre puissant, au geste ample et libre, utilisant des couleurs sombres en
couche épaisse, et dessinant ses contours avec une fermeté qui rendait toutes
ses représentations très réelles et mouvementées.

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