L'art zen du temps
EAN13
9782845921405
ISBN
978-2-84592-140-5
Éditeur
PRESSES CHATELE
Date de publication
Collection
SANTE, BIEN-ETR
Nombre de pages
170
Dimensions
22 x 16 x 0 cm
Poids
470 g
Langue
français
Code dewey
158
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DU MÊME AUTEUR

Qui a peur des années 80 ?, en collaboration avec Nicolas Mélot, Éditions du Rocher, 1980.

La Vie, avant, pendant, après et ailleurs, en collaboration avec Jean-Yves Casgha, Philippe Lebaud éditeur, 1989.

L'Art de gérer son temps,Éditions de Vecchi, 1988 ; de Vecchi/Poche, 1990.

Objectif succès,Éditions de Vecchi, 1989 ; de Vecchi/Poche, 1992.

Channels : les médiums du Nouvel Âge, Belfond, 1989 ; Pocket, 1992.

Musique et spiritualité, entretiens avec Monique Deschaussées, Dervy-Livres, 1990 ; Dervy, 1996 ; nouvelle édition : Dervy, 2004.

Et le divin dans tout ça ?, entretiens avec Jean Charon, Albin Michel, 1998.

Psi, enquête sur les phénomènes paranormaux, Presses du Châtelet, 1999 ; J'ai lu, 2001.

Soyez zen, Presses du Châtelet, 2001.

Soyez yang, Presses du Châtelet, 2002.

La Psy : mode d'emploi, ouvrage collectif, Marabout, 2003.

Channels, les voix de l'Au-delà, Presses du Châtelet, 2003.

Papa zen, Presses du Châtelet, 2004.

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eISBN 978-2-8459-2535-9

Copyright © Presses du Châtelet, 2005.

À Rika, l'amie attentive,
pour qui le temps des autres
est toujours aussi précieux que le sien.

INTRODUCTION

Un art zen du temps

Les temps ont bien changé ! À croire que, depuis une dizaine d'années, le temps qui s'écoule subit les mêmes bouleversements que le temps qu'il fait. « Il n'y a plus de saisons ! » Ce qui équivaut à dire : « Il n'y a plus de temps. » C'est vrai. Tout simplement parce que plus rien ne semble prévisible. Ni le climat ni la vie que l'on mènera demain. Voilà pourquoi on vise moins le long terme qu'autrefois pour vivre de plus en plus au jour le jour.

Même nos enfants, préservés jusque-là, semblent subir les effets de ces changements. Depuis toujours, ils transportaient leur temps avec eux – alors que les adultes, eux, sont transportés par le temps – et avaient leur façon bien naturelle de « prendre leur temps » parce qu'il leur fallait attendre d'avoir une douzaine d'années pour assimiler cette discipline sociale. Aujourd'hui, on les voit fatigués par un temps trop rapide, trop chargé, inadapté à leur rythme biologique, à leur état d'esprit... Comme s'ils avaient, eux aussi, de plus en plus de mal à habiter leur temps.

Le problème, c'est qu'aujourd'hui on ne peut plus « gérer » son temps comme on le faisait il y a vingt ans pour accéder plus rapidement, et avec plus d'efficacité, à la réussite professionnelle. La démarche serait plutôt d'en avoir la maîtrise, mais dans le sens artistique du terme – c'est-à-dire la pleine possession d'une certaine technique, qu'il faut savoir oublier et transcender pour se laisser aller à l'inspiration du moment, pour avoir l'humilité de reconnaître qu'on ne peut pas tout contrôler, pour savoir se rendre disponible à soi-même et aux autres à chaque instant. En somme, pour être capable d'appliquer au quotidien l'une des notions clés de la philosophie zen : le « ici et maintenant ».

Depuis que le chômage touche toutes les couches de la société, on nous apprend qu'il faudra progressivement réduire et partager le temps de travail. Pour la première fois dans l'histoire du monde industriel, le travail payé risque de ne plus être la première occupation de notre vie. Serions-nous à l'aube de la « civilisation du temps libre » ? Si tel est le cas, personne ne l'a vraiment vue venir. Et comme nous ne savons pas très bien où elle va, les rouages de la société se bloquent et patinent.

Pourquoi vouloir affronter de face la vague déferlante, au risque de se laisser submerger, au lieu de surfer dans le sens de la vie ? Certes, il est normal de craindre une soudaine libération du temps ; sous l'ancien diktat : « Le temps, c'est de l'argent », on n'a jamais appris à ne « rien faire ». Le temps de travail donnait un sens au temps libre. C'était au moins une récompense bien méritée. Mais c'était aussi une sorte de chantage entre le devoir de travailler et le droit d'exister... Si la crise s'accentue – mais depuis le temps qu'elle dure, il s'agirait plutôt d'une mutation ! –, le travail payé cessera aussi d'être notre principale source d'identité et de reconnaissance sociale. Il faudra alors quitter les sentiers battus de la société industrielle pour le terrain d'aventures d'une société nouvelle dont l'histoire est encore à écrire.

Puisque le temps s'ouvre et qu'il nous entraîne au-delà de nos limites, il s'agit bien d'apprendre à le maîtriser autrement, et surtout pas avec un chronomètre en main. Les artistes le savent : le moteur de leur inspiration, c'est l'éternité. Ils vivent « hors du temps », ou avec un temps bien à eux, et organisent leur quotidien en fonction de leurs élans créatifs. Leur véritable travail consiste à affiner leur technique, à maîtriser leur art, à être à l'écoute du monde. En se laissant guider par les pulsations naturelles de l'Univers, ils n'ont généralement pas besoin de « loisirs » pour se détendre. Pour eux, vivre le temps, c'est vivre la liberté, et l'exprimer.

Dans ce nouvel espace-temps qui s'ouvre, il sera vain de lutter. Regardez les maîtres en arts martiaux qui ne « luttent » pas contre leurs adversaires, mais absorbent leurs mouvements pour les contrôler. Si, à l'instar de ces maîtres, au lieu de combattre le temps pour le « tuer », on l'absorbe si, au lieu de considérer le temps comme un adversaire, on voit en lui un allié, il devient alors un espace créatif, un temps en soi, vide, ouvert à tous les contenus, où toutes les activités peuvent alors être inventées et peuvent coexister. L'intérêt de ce temps nouveau n'est plus uniquement de pouvoir alterner le plein et le vide, la fatigue et le délassement, mais d'apprendre son métier d'être humain.

La vie « à plein temps » ne laissait plus le « temps de vivre ». Toutes les mères qui courent le soir dans le métro pour « donner » un moment de plus à leur enfant le savent bien ; tous les amants qui désertent leur monde pour être plus longtemps avec l'autre le savent aussi : pour aimer, il faut du temps. Du temps d'écoute, du temps de regard, du temps de chaleur, que l'on ne mesure plus, comme si toutes les horloges du monde avaient soudain cessé de tourner.

L'un des sujets de méditation les plus prisés du zen est justement la nature du temps : éprouver la relativité du temps qui passe, ressentir son flux sans se faire contrôler par lui, prendre du recul sur les routines, ne pas laisser le mental figer la vie... Ainsi, l'observation non duelle de la réalité conduit à découvrir que le temps n'est qu'une illusion, qu'il existe des espaces intérieurs où les secondes ne s'écoulent plus, des espaces illimités où les distances ne comptent plus, puisqu'il n'y a plus de temps pour les parcourir. Voilà pourquoi cette approche zen est devenue l'un des thèmes privilégiés des techniques anti-stress du développement personnel. En effet, prendre conscience du caractère illusoire du temps qui passe a un effet immédiat : il permet de porter un autre regard sur notre façon d'être, de vivre plus en harmonie avec les rythmes de la nature. Une démarche d'autant plus urgente que les rythmes en question deviennent toujours plus aléatoires...

Bien que la première partie de cet ouvrage soit consacrée à une technique « classique », structurée par un ensemble d'exercices qui vous permettront de mieux comprendre comment vous habitez votre temps, ce livre vous propose une méthode qui se démarque des autres guides du genre. D'abord, parce qu'elle s'appuie sur la philosophie zen. Ensuite, parce qu'elle offre une vision « alternative » de la maîtrise du temps. Elle passe notamment par l'« allègement », une notion de plus en plus fréquemment utilisée en développement personnel, par le « ralentissement », une recherche de qualité de vie qui prend aujourd'hui la forme d'un mouvement mondial – la slow life–, et par des approches rarement abordées comme la synchronicité, les rituels personnels, la méditation. Enfin, parce qu'elle s'adresse à to...

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