Crise d'otages
EAN13
9782809800555
ISBN
978-2-8098-0055-5
Éditeur
Archipel
Date de publication
Collection
Roman français
Nombre de pages
297
Dimensions
24 x 15 x 0 cm
Poids
472 g
Langue
français
Langue d'origine
anglais
Code dewey
849
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DU MÊME AUTEUR

AUX ÉDITIONS DE L'ARCHIPEL

Promesse de sang, 2008.
Garde rapprochée, 2007.
Lune de miel, 2006.
L'amour ne meurt jamais, 2006.
La Maison au bord du lac, 2005.
Pour toi, Nicolas, 2004.
La Dernière Prophétie, 2001.

AUX ÉDITIONS LATTÈS

Le Cinquième Ange de la mort, 2007.
Sur le pont du loup, 2007.
Quatre fers au feu, 2006.
Grand méchant loup, 2006.
Quatre souris vertes, 2005.
Terreur au troisième degré, 2005.
Deuxième chance, 2004.
Noires sont les violettes, 2004.
Beach House, 2003.
Premier à mourir, 2003.
Rouges sont les roses, 2002.
Le Jeu du furet, 2001.
Souffle le vent, 2000.
Au chat et à la souris, 1999.
La Diabolique, 1998.
Jack et Jill, 1997.
Et tombent les filles, 1996.
Le Masque de l'araignée, 1993.

AU FLEUVE NOIR

L'Été des machettes, 2004.
Vendredi noir, 2003.
Celui qui dansait sur les tombes, 2002.

Ce livre a été publié sous le titre
Step on a Crack
par Little, Brown & Company, New York, 2007.

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Montréal, Québec, H3N 1W3.

eISBN 978-2-8098-1097-4

Copyright © James Patterson, 2007.
Copyright © L'Archipel, 2008, pour la traduction française.

PROLOGUE

Le dernier repas

1

Avant de se pencher au-dessus de la table et de déposer un baiser sur la bouche de sa femme, Stephen Hopkins attendit que le maître d'hôtel s'éloigne. Savourant la fraîcheur du champagne sur les lèvres de son mari, Caroline ferma les yeux. Elle les rouvrit aussitôt, sentant la main de Stephen tirer sur l'une des minces bretelles de sa robe Chanel.

— Je ne sais pas si tu as remarqué, mais j'ai déjà les seins à moitié à l'air, sourit-elle en reprenant son souffle. Si tu continues, on frise l'incident diplomatique. Mais tu ne m'as pas dit comment tu trouvais mon rouge à lèvres ?

— Délicieux, répondit Stephen avec un sourire charmeur en lui caressant la cuisse sous la table.

— Stephen ! Je te rappelle que tu n'as pas quinze ans, mais cinquante !

Tout en repoussant la main baladeuse, Caroline se dit qu'elle avait bigrement de la chance d'avoir un mari aussi amoureux. Leur escapade de Noël à New York était un moment de pur bonheur. Cela faisait maintenant quatre ans qu'ils sacrifiaient à ce rituel, avec un plaisir toujours renouvel é. Leur dîner à L'Arène, le plus romantique des restaurants français de la ville, était l'un des moments privilégiés de leur programme annuel, sans parler de la promenade en calèche à travers Central Park et de la suite présidentielle au Pierre.

Comme par magie, de gros flocons apparurent de l'autre côté de la vitre, tourbillonnant à la lueur des réverbères en fer forgé de Madison Avenue.

— Si tu pouvais faire un vœu pour Noël, que demanderais-tu? s'enquit brusquement Caroline.

Stephen leva sa flûte de Laurent-Perrier Grand Siècle, à la recherche d'une boutade.

— Je voudrais... Je voudrais...

Il plongea les yeux dans le liquide ambré et sa mine se fit plus grave.

— À la place de ce champagne, je voudrais une tasse de chocolat chaud.

Désarçonnée, Caroline ouvrit la bouche, emportée par de vieux souvenirs.

À l'époque, ils étaient tous les deux en première année à Harvard. Boursiers, ils n'avaient pas les moyens de rentrer chez eux à Noël. Un matin, ils s'étaient retrouvés seuls dans l'immense hall Annenberg, à l'heure du petit déjeuner, et Stephen était venu s'installer en face d'elle.

— Je me sentirai moins perdu, avait-il déclaré timidement.

Ils avaient entamé la discussion. Leur volonté commune de se tourner vers les sciences politiques avait facilité les choses. Plus tard, devant la façade de brique de Hollis Hall, Caroline s'était spontanément laissée tomber dans la neige afin d'y laisser son empreinte. Leurs haleines s'étaient mêlées lorsque Stephen l'avait aidée à se relever. Elle s'était empress ée de plonger le nez dans la tasse de chocolat chaud subtilis ée au réfectoire, histoire de ne pas risquer d'embrasser cet inconnu qui l'attirait déjà.

Caroline revoyait encore le Stephen d'alors, un sourire aux lèvres, sa mince silhouette nimbée par la lumière froide de l'hiver. Elle était loin de se douter qu'elle finirait par l'épouser. Qu'ils auraient ensemble une fille ravissante. Et qu'il deviendrait un jour président des États-Unis.

La question qu'il lui avait posée trente ans plus tôt résonna en elle avec une clarté cristalline.

— Ton chocolat aussi a un petit goût de champagne ?

Caroline porta sa flûte à ses lèvres. Du chocolat au champagne, la route avait été longue ; et voilà qu'il voulait retrouver la candeur de ces années-là. Après vingt-cinq ans de vie commune, la boucle était bouclée.

Ils avaient eu une vie de rêve. Elle n'en regrettait pas un seul instant, d'autant...

— Excusez-moi de vous déranger, monsieur le Président, fit une voix. Je suis vraiment désolé de vous déranger.

Un inconnu blond en costume gris se tenait à quelques pas de leur box, un stylo et un menu à la main. Henri, le maître d'hôtel, se précipita afin d'écarter l'importun, avec l'aide de Steve Beplar, le garde du corps des Hopkins.

— Je suis absolument désolé, balbutia l'inconnu. Je voulais juste demander au président de me dédicacer le menu.

— C'est bon, Steve, réagit Stephen Hopkins avec un petit geste de la main, tout en s'excusant auprès de sa femme d'un haussement d'épaule.

« La rançon de la gloire, se dit Caroline en reposant sa flûte sur la nappe immaculée. Quelle connerie. »

— Ça vous ennuierait de dédicacer le menu à ma femme ? poursuivit l'inconnu, à demi dissimulé par la carrure impressionnante du garde du corps. Elle s'appelle Carla. Carla ! insista-t-il d'une voix stridente. Mon Dieu, qu'est-ce qui m'arrive ? J'ai la chance de tomber sur le meilleur président qu'on ait eu depuis un siècle, et voilà que je perds tous mes moyens. Je dois être rouge comme une pivoine. Que ça ne m'empêche pas de vous dire que vous êtes superbes, tous les deux. Surtout vous, madame Hopkins.

— Joyeux Noël à vous, monsieur, rétorqua Stephen Hopkins avec un sourire forcé.

— Excusez-moi encore de vous avoir dérangés, fit l'inconnu, qui esquissa une courbette avant de s'éloigner.

— Nous déranger ? grommela Stephen Hopkins en souriant à sa femme. Comment le mari de Carla peut-il s'imaginer nous déranger à l'instant le plus romantique de toute notre existence ?

Ils riaient encore lorsqu'un serveur au sourire radieux apporta les entrées. Caroline contempla l'architecture avantgardiste de sa terrine de foie gras tandis que son mari lui versait du champagne.

« J'ai honte de détruire un tel chef-d'œuvre, pensa Caroline en prenant son couteau et sa fourchette. Mais je crois que je vais quand même oser. »

La première bouchée était tellement sublime qu'elle mit quelques instants à remarquer un curieux arrière-goût.

Mais il était déjà trop tard.

Une onde de chaleur lui dévora la gorge et les poumons. Les joues en feu, elle crut que les yeux allaient lui sortir des orbites. Sa fourchette retomba bruyamment sur l'assiette de porcelaine.

— Caroline, ma chérie ! s'exclama Stephen en la regardant d'un air horrifié. Steve ! À l'aide ! Vite, Caroline est en train de s'étouffer !

2

« Mon Dieu, je vous en supplie, pas ça ! », pensa Stephen en se levant précipitamment. Steve Beplar était déjà là. Il écarta la table d'un geste brusque, faisant voler verres et assiettes. Au même moment, Susan Wu, un autre membre de leur protection rapprochée, tira Caroline Hopkins de la banquette où elle suffoquait. Elle lui ouvrit la bouche et lui glissa un doigt dans la gorge, au cas où un aliment aurait provoqué l'étouffement, puis elle se plaça derrière elle et la prit à bras-le-corps en lui comprimant fortement la cage thoracique.

Paralysé par l'émotion, Stephen Hopkins vit le visage de sa femme se congestionner.

— Non, arrêtez ! s'écria-t-il. Elle n'est pas en train de s'étouffer, c'est sûrement son allergie. Elle est allergique aux arachides. Vite ! Son flacon d'adrénaline ! L'espèce de petit stylo qui ne la quitte jamais ! Où est son sac ?

— Dans la voiture, répliqua Susan Wu.

La jeune ...

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