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SERVITUDE VOLONTAIRE (LA)
EAN13
9782869597815
ISBN
978-2-86959-781-5
Éditeur
Arléa
Date de publication
Collection
Retour aux grands textes poche
Nombre de pages
120
Dimensions
18 x 11 x 0 cm
Poids
96 g
Code dewey
320
Fiches UNIMARC
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Indisponible

Montaigne, au chapitre 28 du premier livre des Essais - « De l'amitié » - prétend que « sa suffisance ne va pas si avant que d'oser entreprendre un tableau riche, poli et formé selon l'art » et qu'il s'est « avisé d'en emprunter un d'Étienne de la Boétie, qui honorera tout le reste de cette besogne ». Cette « besogne » n'étant rien de moins que Les Essais, on est en droit de penser qu'outre les devoirs d'amitié Montaigne manifestait pour le texte de son ami assez de considération pour avoir eu un temps l'idée de l'introduire au beau milieu de son grand ouvre. Cette Servitude volontaire, la Boétie l'écrivit « par manière d'essai en sa première jeunesse (dis-sept ans) à l'honneur de la liberté contre les tyrans ». En fait, jugeant que ce texte publié et modifié par « ceux qui cherchent à troubler et changer l'état de notre police sans se soucier s'ils l'amenderont [les protestants] », Montaigne s'est « dédit de le loger ici » pour lui substituer un autre ouvrage de son ami « produit en cette même saison de son âge plus gaillard et plus enjoué » : les vingt-neuf sonnets intégrés au chapitre 29 du premier livre des Essais, pour Madame de Gramont, qui allait devenir la maîtresse d'Henri IV. Le sort qui avait empêché l'introduction de La Servitude volontaire dans Les Essais va de même, dans la première réédition, faire disparaître les sonnets de l'ouvre de Montaigne. Quant à la lettre que Montaigne écrivit à son père sur la mort de son ami, elle reste un des chefs d'ouvre de la littérature épistolière.

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