André Gide et le premier groupe de la
EAN13
9782070705887
ISBN
978-2-07-070588-7
Éditeur
Gallimard
Date de publication
Collection
Bibliothèque des Idées (2)
Séries
André Gide et le premier groupe de la "Nouvelle revue française"... (2)
Nombre de pages
624
Dimensions
22 x 14 x 3 cm
Poids
670 g
Langue
français
Code dewey
840.9
Fiches UNIMARC
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2 - André Gide et le premier groupe de La Nouvelle Revue Française (Tome 2-L'âge critique (1911-1912))

1911-1912

De

Gallimard

Bibliothèque des Idées

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Après deux années d'apprentissage, les hommes de La Nouvelle Revue Française entrent dans une période probatoire : dissensions, dissentiments, errements, erreurs, le groupe en marche cherche sa place dans l'espace littéraire des années 1911-1912. La revue s'étoffe, les abonnements augmentent, on se préoccupe de l'équilibre financier de l'entreprise et de sa pérennité. Quelques passes d'armes, dont l'affaire Variot, viennent ébranler André Gide et ses amis en les mêlant aux rivalités littéraires du temps. Tout en s'efforçant de garder entre eux les meilleurs liens et de conserver l'amitié d'écrivains aussi exigeants que Paul Claudel et Alexis Léger, les hommes de la N.R.F. tiennent à s'assurer le concours de nouveaux collaborateurs. Les correspondances montrent les manœuvres opérées pour attirer cet hôte difficile que sera André Suarès, dont la « capture» menée par le nouveau directeur Jacques Copeau est fêtée comme une victoire. Plus discrètement, on invite Albert Thibaudet, qui deviendra, et pour longtemps, un des collaborateurs les plus réguliers de la N.R.F. Très attentif au charisme des hommes, Auguste Anglès dresse en filigrane d'une analyse à la fois thématique et chronologique une série de portraits entremêlés : Copeau, Rivière, Ghéon, Suarès, l'image exacte d'un groupe qui reste très indifférent, en matière de littérature, au fait social et politique, et ce face à d'autres écrivains avec qui La
Nouvelle Revue Française est en rapport, Péguy, Barrès, Paul Desjardins. Si pour très peu d'années encore la N.R.F. reste une revue d'esthétique, ses intérêts vont en se diversifiant, la création d'un comptoir d'édition et l'expérience pratique du théâtre lui donnent une nouvelle dimension, sans que l'on renonce aucunement aux règles d'éthique qui avaient présidé à la fondation de la revue. Mais à côté du théâtre et de la poésie, de ces formes issues du Symbolisme, la question déterminante reste celle du roman. Dans ce domaine, les ressources du groupe sont faibles, et le regard porté sur la production du temps pour le moins critique : on sait aussi qu'à cette date la N.R.F. n'a pas voulu considérer Marcel Proust. Quête d'hommes, quête de la forme romanesque, affinement d'une méthode critique, La Nouvelle Revue Française cherche encore les mécanismes qui lui permettront de s'inscrire dans la longue durée. L'année 1913, qui occupera la plus grande partie du troisième volume de l'œuvre d'Auguste Anglès, marquera l'aboutissement de ce travail de réflexion mené dans les années 1911-1912.

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