Un volcan nommé Haroun Tazieff
EAN13
9782809814293
ISBN
978-2-8098-1429-3
Éditeur
Archipel
Date de publication
Collection
Récits, témoignages
Nombre de pages
280
Dimensions
22 x 14 x 2 cm
Poids
470 g
Langue
français
Fiches UNIMARC
S'identifier

Un volcan nommé Haroun Tazieff

De

Archipel

Récits, témoignages

Offres

Autre version disponible

Né à Varsovie d’un prince tatar et d’une mère russe en 1914, Haroun Tazieff émigre en Belgique en 1921. Alpiniste, boxeur accompli, il obtient son diplôme d’ingénieur-agronome et, pendant la guerre, rejoint la Résistance : il fera sauter la gare de Liège. Il devient géologue et ingénieur des mines. En 1948, en mission au Congo belge, il se découvre une passion pour les volcans. Ses travaux permettront de valider la théorie de la tectonique des plaques.
Proche d’Hergé, compagnon de Cousteau, il réalise ses premiers films en 1956. Engagé à gauche, il attend le départ du général de Gaulle pour obtenir la nationalité française. En 1976, il se heurte à son supérieur Claude Allègre, qui le qualifie de « vieux con », en déconseillant l’évacuation de la Soufrière. Son appréciation des crises du St Helens (1980) et du Nevado del Ruiz (1985) sera critiquée par une communauté scientifique qui ne le chérit pas. Soutien de Mitterrand, il est nommé en 1981 à la tête d’un Commissariat à la prévention des risques naturels. Déçu par l’écologie politique, le fondateur de la vulcanologie moderne retourne à ses études, n’hésitant pas à ironiser sur le catastrophisme (La Terre va-t-elle cesser de tourner ? , Seghers, 1992).
Depuis sa mort en 1998, Frédéric Lavachery tente de percer les mystères de ce père qui ne l’a pas reconnu et à l’enterrement duquel il n’a pas été convié. Il célèbre dans ce livre un homme au « niveau d’exigence impraticable », étudie ses rapports houleux avec les institutions politiques et scientifiques, évalue ses apports, ses innovations et son approche globale des géosciences.

S'identifier pour envoyer des commentaires.