Crime et utopie. Une nouvelle enquête sur le nazisme
Éditeur
Flammarion
Date de publication
Langue
français
Langue d'origine
français
Code dewey
320.533
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Crime et utopie. Une nouvelle enquête sur le nazisme

Flammarion

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La thèse est audacieuse : le nazisme était un projet utopique au sens fort du
terme. Elle est audacieuse parce nous avons tendance à exonérer l’utopie pour
n’en conserver que la dimension émancipatrice, en minorant les dérives, les
erreurs, les meurtres qu’elle a aussi produits. À présent, mettons face à face
la rhétorique nazie et les caractéristiques fondamentales de l’utopie :
refaire l’homme par l’éducation, le travail et le sport ; bâtir une cité
réconciliée, unie et heureuse, tenter de la rendre éternelle… Point par point,
Frédéric Rouvillois démontre un emboîtement presque parfait – et mortifère. La
volonté nazie de refaçonner le monde avait beau être délirante, elle était
strictement réglée et se voulait rationnelle. L’idéologie national-socialiste
était paranoïaque, théoriquement indigente, c’est vrai, mais elle aussi
promettait l’épanouissement d’un peuple élu. Sinon, comment expliquer
l’engouement des Allemands pour un projet aussi monstrueux ? Envisager le
nazisme sous l’angle de l’utopie permet deux choses. De souligner le parallèle
avec l’autre totalitarisme du XXe siècle, le communisme : il n’y a pas
d’utopie innocente. De comprendre le « judéocide », massacre conçu et organisé
comme la condition et l’une des finalités de cette utopie criminelle. Le
premier rapprochement est admis par beaucoup. Le second est plus inédit, mais
l’idée de l’utopie comme intrinsèquement porteuse de génocide s’impose à nous
à la lecture de cet essai.

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