Humain, trop humain
Éditeur
République des Lettres
Date de publication
Collection
Classiques Philo
Nombre de pages
768
Langue
français
Code dewey
193
Fiches UNIMARC
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Humain, trop humain

République des Lettres

Classiques Philo

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  • AideEAN13 : 9782824905976
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Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Friedrich Nietzsche. Conçu à
Bayreuth en 1876, achevé en 1878, " _Humain, trop humain_ ", sous-titré " _Un
livre pour esprits libres_ ", fut en majeure partie dicté à Peter Gast. La
première édition était dédiée à la mémoire de Voltaire. L'ouvrage se présente
en trois parties publiées à différentes dates: " _Humain, trop humain_ ", "
_Opinions et Sentences mêlées_ " et " _Le Voyageur et son ombre_ ". Les deux
premières parties sont respectivement composées de 638 et 408 aphorismes, la
troisième d'un dialogue entrecoupé de 350 aphorismes. Tirant leurs titres de
sujets divers, les aphorismes des deux premières sections sont ordonnés en
neuf parties devant faire suite aux quatre " _Considérations inactuelles_ "
déjà publiées entre 1873 et 1876. Dans la première partie, " _Des choses
premières et dernières_ ", Nietzsche fait observer que le monde métaphysique
constitue, par définition, la plus indifférente des connaissances. À la
métaphysique il oppose donc sa propre philosophie, tendant à retrouver, dans
tout ce que la pensée a considéré jusque-là d'origine transcendante, une
sublimation d'humbles éléments humains. Selon lui, l'origine de l'idée
métaphysique est le langage, qui, doublant en quelque sorte la réalité, place
un nouveau monde à côté du monde réel. Dans la deuxième partie, " _Pour servir
à l'histoire des sentiments moraux_ ", il aborde le problème éthique.
Nietzsche tient pour essentielle, à l'égard de la morale, la proposition selon
laquelle nul n'est responsable de ses actes, à telle enseigne que juger
équivaut à être injuste. La troisième partie, " _La Vie religieuse_ " contient
en germe les thèmes, développés par la suite dans " _L'Antéchrist_ ", de la
lutte contre le christianisme, tenu pour une "haute ordure". La quatrième
partie, " _De l'âme des artistes et des écrivains_ ", entend surtout définir
les caractères essentiels de l'art, qui doit, dans ses productions, présenter
les caractères d'une immédiate et soudaine révélation. Dans la sixième partie,
" _L'Homme dans la société_ ", les aphorismes soulignent crûment la vanité et
l'égoïsme qui constituent le fond de toute amitié, des luttes, des polémiques
et en général de tous les rapports humains. Avec la septième partie, " _La
Femme et l'Enfant_ ", le philosophe se livre à de pertinentes remarques et
observations sur le mariage, l'esprit féminin et l'enfance. " _L'homme avec
lui-même_ " constitue le sujet de la neuvième et dernière partie.

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