Je m'appelle Aspasie
Éditeur
Anfortas
Date de publication
Nombre de pages
706
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Je m'appelle Aspasie

Anfortas

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  • AideEAN13 : 9791091156585
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      71 pages

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Extrait

Avant propos
L'intrigue se situe en Grèce, au Ve siècle av. J.–C., en 450 plus précisément. Durant cette période, que l'on appelle communément « le siècle de Périclès », les factions aristocratiques et démocratiques s'affrontent. Les premières revendiquent un véritable pouvoir pour les « meilleurs ». Il s'agit d'une oligarchie où un petit nombre d'individus, trié en raison de ses origines et de ses revenus, impose à la majorité ses règles et ses lois. Les secondes représentent l'ensemble des citoyens, riches ou pauvres. On les appelle les démocrates. Avec eux, même les plus démunis peuvent accéder aux charges de la cité, à ses privilèges et à ses obligations, à condition d'oeuvrer pour elle.
À Athènes, le tenant du parti oligarchique se nomme Cimon. Il est le fils de Miltiade, le vainqueur de la célèbre bataille de Marathon contre les Perses. Cimon est reconduit à plusieurs reprises à la dignité de stratège et siège parmi neuf de ses concitoyens. Il est adulé par les Athéniens lorsqu'il rapporte la sépulture du héros légendaire Thésée, le triomphateur du Minotaure. Il chasse les Perses de Grèce en leur menant une guerre aussi acharnée que victorieuse. Malgré ses exploits et son immense fortune, il reste simple et modeste. Il n'hésite pas à donner des habits neufs à ceux qui en manquent ; il fait ôter les clôtures de sa demeure afin que chacun puisse s'y promener et y cueillir des fruits, enfin il se montre prodigue envers les plus défavorisés.
L'adversaire de Cimon descend également d'une fameuse lignée aristocratique. Il s'appelle Périclès. Il est riche, mais si parcimonieux qu'on le critique jusque dans sa propre maison pour son avarice. Il est hautain et dédaigneux, mais d'une intelligence redoutable. Et surtout, il est partisan d'un pouvoir détenu par le peuple. Dans l'ombre de Cimon, Périclès attend son heure.
Celle-ci arrive en 461 av. J.–C. lorsque Cimon s'est porté au secours de Sparte en proie à une guerre civile consécutive à un tremblement de terre. Cimon part avec son armée, mais les spartiates déclinent finalement son offre et le stratège doit rentrer à Athènes sans avoir combattu, déshonoré. On ne lui pardonnera pas cet affront et il sera ostracisé, c'est-à-dire qu'il devra quitter la ville pendant dix ans. Alcibiade de Scamonide, son lieutenant, subit le même sort l'année suivante.
En 450 av. J.–C., Cimon est rappelé par Périclès, son ancien ennemi désormais le premier stratège d'Athènes, afin de reprendre l'île de Chypre aux Perses.
Sous la plaie guerrière, une gangrène ronge le ventre d'Athènes. Sourde, sournoise, elle se nourrit de jalousie, de défiance et de soif de pouvoir. Elle touche à la fois les factions oligarchiques et démocratiques, c'est-à-dire toute la société athénienne.
Ces troubles politiques n'affectent pas que la cité d'Athéna. Milet, un port de l'autre côté de la mer Égée (actuellement en Turquie et à cinq kilomètres de la mer, désormais éloigné du rivage par les alluvions du Méandre), l'une des principales capitales helléniques, subit elle aussi de nombreux soulèvements entre les partisans d'une oligarchie et ceux d'une démocratie.
L'histoire d'Aspasie commence ici.

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