Penser la crise de l'école, Penser la crise de l'école : perspectives anti-utilitaristes
EAN13
9782707150011
ISBN
978-2-7071-5001-1
Éditeur
La Découverte
Date de publication
Collection
REVUE M.A.U.S.S (28)
Nombre de pages
474
Dimensions
22 x 13 x 3 cm
Poids
600 g
Fiches UNIMARC
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Penser la crise de l'école

Penser la crise de l'école : perspectives anti-utilitaristes

La Découverte

Revue M.A.U.S.S

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Qu’est-ce qui est en crise, au bout du compte, dans l’école en France ? La manière de transmettre les savoirs, trop éloignée de la pédagogie ancienne ou, au contraire, mal adaptée à la mutation des publics ? L’inadéquation croissante des formations à la structure des emplois ? Et ces évolutions sont-elles imputables à la sclérose de l’école ou à la situation socio-économique ? L’école souffre-t-elle d’être trop attachée à la défense d’une culture générale vieillie ou, au contraire, d’avoir déjà succombé à une exigence utilitariste de rentabilisation des diplômes ? La seule chose certaine, c’est que nous sommes bel et bien confrontés à une crise grave de la transmission des connaissances institutionnellement légitimes. Pour sortir des querelles particulièrement féroces en France sur la question et en permettre une approche plus sereine, il est important de partir du caractère multidimensionnel de la crise scolaire – à la fois crise des méthodes, des finalités, du sens, de l’autorité, du rapport aux publics et aux emplois. Tel est le parti pris de ce dossier. Mais qu’apporte à ce débat une perspective anti-utilitariste ? Sans doute la possibilité de soulever des questions souvent trop négligées : que signifie donner et recevoir (et rendre) un savoir ? Et un savoir qui vaut pour et par quoi : sa valeur intrinsèque, son utilité pour les individus ou son rôle de ciment d’une collectivité humaine ? Comment bien faire la part dans l’acquisition des connaissances de la quête du diplôme et de l’intérêt pour la connaissance elle-même ? De l’autorité et de la complicité du maître ? De l’obligation d’apprendre et du plaisir de comprendre ? Ici comme ailleurs, la bonne réponse n’est-elle pas que les savoirs susceptibles de devenir réellement utiles sont surtout ceux pour lesquels on s’est au moins un peu pris de passion ?

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