Rencontres meurtrières
Éditeur
Anfortas
Date de publication
Nombre de pages
222
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Rencontres meurtrières

Anfortas

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Extrait

Lorsque Martin entra, le soleil d'hiver balayait le parquet fatigué du bureau qu'il partageait avec Jérôme.
Ce dernier, réputé pour sa ponctualité obsessionnelle, n'était pas encore arrivé, ce qui l'étonna. Il jeta un coup d'oeil circulaire à l'espace que son collègue occupait, reflet de son caractère méticuleux : dans ses casiers, dossiers journaux et livres s'élevaient en piles impeccables, pas une feuille ne dépassait ; stylos et crayons l'attendaient, bien ordonnés, plantés dans un petit récipient en étain choisi à cet effet, et chaque soir avant de partir, ce jeune garçon bourru vidait soigneusement sa corbeille à papier.
Martin sourit en attardant son regard sur cet ordre rigoureux qui s'opposait au foutoir de son bureau, foutoir bien organisé, certes, mais qui parfois exaspérait Jérôme, il le sentait bien. Il revit alors l'appartement d'Adèle Breteuil, et se dit qu'un jour il finirait peut-être comme elle. Le téléphone sonna, réveillant sa mémoire, à cet instant il se souvint que son collègue avait été convoqué par la médecine du travail pour la visite annuelle. Stéphanie, la secrétaire, avait besoin d'un renseignement, et après avoir raccroché, il se prépara un thé. Puis, il reprit l'appareil et appela Florence.
— Martin, enfin ! Mais qu'est-ce que tu deviens ? J'ai laissé je ne sais combien de messages sur ton portable. J'ai failli appeler ta mère pour m'assurer que tu n'avais pas été abattu par la mafia parisienne...
— Ne fais pas ça, malheureuse, je vais la voir rappliquer de sa province avec ses deux chiens et son chat ! Dans mon quarante mètres carrés, tu vois le bordel.
— Elle sera ravie de se serrer contre toi, tu seras admiré, choyé, bien nourri.
— Gavé, tu veux dire...
— Et ça t'empêchera de passer toutes tes nuits dans les bars du Marais, où tu cours plus de risques qu'à la Crim'.
— Je suis comme toi, j'aime vivre dangereusement.
— Ma vie, elle est plutôt sous-dosée en émotions en ce moment, mais tu as raison, la routine ça peut devenir dangereux.
— Bien sûr, elle est relaxe, ta vie, enfermée toute la journée dans le bureau d'une prison avec les criminels les plus célèbres ! Au cas où tu l'aurais oublié, je les connais bien, je les vois juste un peu avant toi, pas tout à fait dans les mêmes conditions.

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