2, Les larmes d'Isis, Les rois pasteurs
EAN13
9782841878451
ISBN
978-2-84187-845-1
Éditeur
Archipel
Date de publication
Collection
ROMAN FRANCAIS (2)
Séries
Les larmes d'Isis (2)
Nombre de pages
294
Dimensions
24 x 15 x 0 cm
Poids
430 g
Langue
français
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2 - Les larmes d'Isis, Les rois pasteurs

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eISBN 978-2-8098-1311-1

Copyright © L'Archipel, 2006.

1

En sortant de l'eau, dont il s'étonnait qu'elle fût chaude, un avantage à ses yeux car elle lui paraissait plus efficace pour se laver, Khéty s'étira et soupira. Il aurait volontiers séjourné encore quelque temps dans ce lieu qui lui donnait une idée de la vie dans les Champs d'Ialou, ces jardins où vivaient pour l'éternité les âmes des morts justifiés devant la déesse Maât.

Il avait quitté Malkilim et son hospitalière tribu depuis maintenant... il ne savait plus très bien : cinq jours ? Non, plutôt six, lui semblait-il. Il avait marché dans le désert pendant deux grandes journées. Mais ce désert, dont il ne savait si c'était celui de Madian ou de Séir, était bien moins rébarbatif que les solitudes affrontées depuis son départ de l'Égypte. Il apercevait au loin des montagnes qui lui semblaient couvertes d'une végétation, maigre il est vrai, mais suffisant à constituer des pâturages. Lorsqu'il s'arrêtait à la nuit tombée, comme il venait de le faire, il trouvait toujours assez de feuillages pour se ménager une couche qui ne fût pas trop rugueuse. Ce soir, il percevait autour de lui toute une vie nocturne, tandis que, dans le désert qu'il avait quitté, il devinait à peine de faibles bruissements d'insectes ou, plus souvent, le bruit du vent nocturne qui se heurtait aux flancs craquelés des collines avoisinantes. Il lui arrivait aussi d'entendre au loin le hurlement d'un loup ou les ricanements d'une hyène, ce qui n'était pas pour lui faciliter le sommeil. Dans la journée, il avait même aperçu, dans les brumes du lointain, des troupes de gazelles – voire, une seule fois, les silhouettes de lions –, tandis que dans le ciel volaient des aigles et des faucons.

Puis, il était arrivé dans cette oasis, dont le proche horizon était barré par de hautes collines couvertes d'une dense végétation. Et là, entre deux lignes de rocs taillés à pic, il avait découvert cette rivière qui se perdait dans les sables. Une rivière chaude sur les eaux de laquelle s'élevaient de légères fumerolles, qui répandaient une odeur étrange, dont il était incapable de déterminer la nature. Mais en contrebas de l'une de ces hauteurs, aux flancs roides patinés par le temps et les vents, jaillissait en permanence une source dont l'eau claire était fraîche et délicieuse, contrastant avec les eaux vertes de la rivière où elle allait se perdre. Et tout à l'entour, dans l'ouverture de l'étroite vallée formée par la rivière, se déployait un entrelacs très dense de buissons et d'arbres bas et touffus qu'il n'avait encore jamais vus ailleurs dans son Égypte natale.

Les eaux chaudes de la rivière ne devaient pas attirer le gros gibier et, partant, les prédateurs, car pendant les jours qu'il avait passés en ce lieu inhabité, il n'avait pas vu le moindre troupeau de gazelles ni le moindre animal susceptible de présenter un danger. Grâce à quoi il avait pu connaître un sommeil tranquille, ce qui lui avait manqué depuis tant de temps qu'il traînait dans le désert. Il s'était même constitué un étroit abri au cœur d'une basse végétation et s'y était aménagé un épais lit de feuillages. Les seules choses à redouter, lui avaient appris les nomades Shasou, étaient les scorpions jaunes et les serpents. Mais il n'avait pas vu de ces scorpions qui se cachaient sous des pierres. Quant aux serpents, nombreux il est vrai en ce lieu, il ne les redoutait évidemment pas. Et si en vérité il s'était ainsi attardé dans cette sorte de paradis solitaire, ç'avait été pour en capturer une dizaine, qu'il avait apprivoisés en les nourrissant de rats et autres rongeurs, attrapés à l'aide de pièges de sa fabrication. Il avait d'ailleurs exercé une telle fascination sur les serpents que ces derniers, sans doute satisfaits d'être nourris grassement sans avoir à se fatiguer, passaient leurs journées à dormir au soleil dans le voisinage de Khéty, qui trouvait la meilleure des distractions en les saisissant pour leur parler longuement, tenant leurs têtes tout près de ses lèvres sans crainte qu'ils ne cherchent à le mordre.

Selon une habitude prise depuis qu'il s'était installé dans cette oasis, après s'être baigné et avoir longuement bu à la source, il grimpa au sommet de l'une des hauteurs rocheuses qui dominaient l'étendue d'eau. De ce plateau élevé, il pouvait observer à la ronde, dans toutes les directions. Ainsi avait-il pu voir passer des troupeaux de gazelles, et des bouquetins du c...

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