Thérapie
EAN13
9782809801101
ISBN
978-2-8098-0110-1
Éditeur
Archipel
Date de publication
Collection
SUSPENSE
Nombre de pages
277
Dimensions
24 x 15 x 0 cm
Poids
426 g
Langue
français
Langue d'origine
allemand
Code dewey
849
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Ce livre a été publié sous le titre
Die Therapie
par Knaur, Munich, 2006.

www.editionsarchipel.com

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eISBN 978-2-8098-1072-1

Copyright © Knaur Taschenbuch, 2006.
Copyright © L'Archipel, 2008, pour la traduction française.

Tout ce que je verrai ou entendrai autour de moi,
dans l'exercice de mon art ou hors de mon ministère,
et qui ne devra pas être divulgué,
je le tairai et le considérerai comme un secret.

Serment d'Hippocrate (extrait)

Dis-moi qui sont tes amis,
je te dirai qui tu es.

Proverbe

PROLOGUE

Lorsque la demi-heure fut écoulée, il sut qu'il ne reverrait jamais sa fille. Elle avait ouvert la porte, s'était retournée une dernière fois vers lui, puis était entrée dans la pièce où l'attendait le vieil homme. Mais Joséphine, sa fille de douze ans, ne devait plus en sortir. Il en était certain. Plus jamais il ne reverrait son sourire radieux, le soir, quand il allait la coucher. Plus jamais il n'éteindrait sa petite lampe de chevet aussitôt après qu'elle se fut endormie. Et plus jamais il ne serait réveillé au milieu de la nuit par ses cris stridents.

Cette certitude s'imposa brutalement à lui, le laissant en état de choc.

Lorsqu'il se releva, il lui sembla que son corps ne demandait qu'à rester assis sur sa chaise en plastique branlante. Il crut un instant que ses jambes étaient prêtes à céder sous son poids et qu'il allait s'étaler de tout son long sur le parquet usé de la salle d'attente, entre la grosse ménagère venue soigner son psoriasis et la table basse couverte de vieux magazines. Mais il n'eut pas même le soulagement de s'évanouir. Il restait pleinement conscient.

Les patients sont soignés
non dans l'ordre de leur arrivée
mais selon l'urgence de leur cas.

Les contours de la pancarte accrochée à la porte blanche de la salle de consultation se brouillaient devant ses yeux.

Le docteur Grohlke, allergologue et ami de la famille, était le médecin numéro vingt-deux. Viktor Larenz avait établi une liste de noms qu'il cochait au fur et à mesure. Les vingt et un médecins précédents n'avaient rien trouvé. Absolument rien.

Le premier, un médecin de garde, était venu le lendemain de Noël dans la propriété familiale de Schwanenwerder. Cela faisait onze mois, jour pour jour. Ils avaient d'abord cru que Joséphine avait juste mal digéré la fondue du dîner. Elle avait vomi plusieurs fois au cours de la nuit, avant d'être prise de diarrhées. C'est sa femme Isabel qui avait appelé, et Viktor avait descendu Josy au salon, vêtue de sa fine chemise de nuit en batiste. Quand il y repensait, il lui semblait sentir encore ses petits bras contre lui. Avec l'un, elle s'agrippait à son cou, comme si elle cherchait de l'aide ; de l'autre, elle serrait contre elle sa peluche préférée, le chat bleu Nepomuk. Sous les regards inquiets de la famille, le médecin avait ausculté sa maigre cage thoracique, avant de lui faire une perfusion et de lui prescrire un médicament homéopathique.

— Une petite gastro-entérite, c'est dans l'air en ce moment. Mais ne vous inquiétez pas ! Tout ira bien.

C'est avec ces mots qu'il avait pris congé. Tout ira bien. Ce type avait menti.

Viktor se tenait debout devant la lourde porte de la salle de consultation. Lorsqu'il tenta de l'ouvrir, il ne parvint même pas à en tourner la poignée. Il crut d'abord que toute cette tension lui avait fait perdre ses forces. Puis il comprit que la porte était fermée. Quelqu'un, à l'intérieur, avait poussé le verrou.

Mais qu'est-ce qui se passe, ici ?

Brusquement, il se retourna. Il avait l'impression de contempler son environnement comme déformé par un stroboscope. Son cerveau percevait tout ce qu'il voyait de manière décalée, saccadée : les photos de paysages irlandais accrochées aux murs, le ficus poussiéreux dans l'encadrement de la fenêtre, la ménagère assise sur sa chaise. Larenz secoua une dernière fois la porte, puis sortit de la salle d'attente et se traîna jusque dans l'entrée du cabinet. Celle-ci était toujours aussi surpeuplée, comme si le docteur Grohlke avait été le seul médecin dans tout Berlin.

Viktor se dirigea lentement vers l'accueil. Un adolescent souffrant à l'évidence de problèmes d'acné essayait de se faire établir une ordonnance, mais Larenz le repoussa sans ménagement et se mit aussitôt à déverser un flot de paroles à l'attention de l'assistante médicale. Il la connaissait de ses pré

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