La nuit du Samain racontée par une vieille épée
Éditeur
Anfortas
Date de publication
Nombre de pages
180
Langue
français
Fiches UNIMARC
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La nuit du Samain racontée par une vieille épée

Anfortas

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Extrait

Prologue
Cela fait dix ans que règne l'empereur Nero Claudius César Augustus Germanicus, le féroce Néron. Depuis plus d'un siècle déjà, oublié de tous, le Gaulois Vercingétorix a disparu misérablement au fond de sa prison romaine, exécuté sur ordre de son vainqueur triomphant, Jules César. Misérablement, car un noble guerrier ne doit pas mourir dans l'ombre, solitaire, et oublié. Égorgé comme un vulgaire animal, il a sombré dans les ténèbres d'un cachot souterrain du Tullianum, dans ces sordides fosses Mamertines qui poussent vers les enfers les ennemis de la République et de l'Empire. Il suivait de quelques années le sombre chemin de l'illustre Jugurtha, roi des Numides, lui aussi un jeune souverain porteur de l'espoir de liberté de son peuple. Et tant d'autres comme eux, broyés par les crocs de la louve.
Très peu des commandants de la grande insurrection gauloise ont survécu au jeune général en chef, mais ils eurent presque tous l'honneur de trépasser dignement, les armes à la main.
Après des mois de guerre contre les légions romaines, plusieurs décennies de troubles et de révoltes qui ont saigné les nations gauloises de leurs forces vives, toute sa jeunesse ardente, après des siècles de luttes fratricides, la Gaule a trouvé la paix. La paix romaine. Depuis peu, alors que les marchands ont remplacé les soldats, d'étranges voyageurs au regard de feu ont discrètement mis le pied sur la vieille terre gauloise. Certains arrivent de Rome, mais la plupart viennent du Levant.
Alors qu'un vent léger se lève à peine en Orient, il pointe déjà jusqu'ici, subtilement, sans que personne n'y prête attention. Son souffle, bien ténu encore, tente de raviver des braises oubliées, enfouies sous les cendres d'un monde révolu, pour préparer tout un peuple orphelin de ses dieux ancestraux à l'incandescence d'une révélation. La terre gauloise, fertilisée par les anciens druides, n'attendait-elle que cet aquilon pour s'embraser ? Un aquilon familier. Curieusement familier...

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