Mort à jouer, mort à déjouer, Socio-anthropologie du mal de mort
Éditeur
FeniXX réédition numérique (Presses universitaires de France)
Date de publication
Collection
Sociologie d'aujourd'hui
Langue
français
Langue d'origine
français
Code dewey
306.9
Fiches UNIMARC
S'identifier

Mort à jouer, mort à déjouer

Socio-anthropologie du mal de mort

FeniXX réédition numérique (Presses universitaires de France)

Sociologie d'aujourd'hui

Offres

  • Aide EAN13 : 9782130671572
    • Fichier EPUB, avec Marquage en filigrane
    10.99

  • Aide EAN13 : 9782130709077
    • Fichier PDF, avec Marquage en filigrane
    10.99

Autre version disponible

S'il n'est pas de notre faculté d'explorer cette terra incognita qu'est la
mort, il est néanmoins possible de resituer celle-ci dans la logique du
social, grâce à un double questionnement sur le sens et la durée. Puisque la
mort est un moment fondateur, on en vient à entrevoir l'existence d'une
liaison, de type homothétique, entre la façon de penser le temps et celle de
penser la mort : mythes et modèles, conceptions du temps-destin et du temps-
outil, croyances en la mort-renaissance et en la mort-finitude sont là pour
l'attester. À l'occasion de l'événement-mort, chaque culture déploie, sur la
base d'un principe de perte, une économie sacrée, radicalement différente de
l'économie profane d'accumulation. Et, finalement, ce fait social total qu'est
la fête dévoile sa nature mortifère : à la déchirure vitale que constitue la
mort au plan du biologique, correspond la déchirure sociale qu'est la fête au
plan du collectif organisé. On l'aura compris : c'est la mort qui se joue dans
la fête et c'est la fête qui déjoue la mort.

S'identifier pour envoyer des commentaires.