Annaïk K.

Je suis libraire chez Dialogues depuis 1995. J'ai officié dans presque tous les départements de la librairie, avec une préférence certaine pour le rayon Policier-SF-Fantasy, dans lequel je partage mes lectures et coups de coeur depuis maintenant 6 ans. Cette passion ne me quitte pas.
Il m'arrive aussi d'animer des rencontres entre les auteurs et leur public et c'est un
vrai bonheur.

La Daronne

Anne-Marie Métailié

17,00
par (Libraire)
9 mai 2017

Vous cherchez une intrigue qui sort des sentiers battus, à l'humour mordant et aux personnages hauts en couleur ? « La Daronne » d'Hannelore Cayre aux éditions Métailié est sans nul doute ce qu'il vous faut. Le moins que l'on puisse dire, c'est que Patience Portefeux (c'est le nom de notre héroïne) n'a vraiment pas froid aux yeux. Est-ce dû à une enfance pas comme les autres, à son rêve, petite fille, de devenir collectionneuse de feux d'artifice ou à sa profession de traductrice judiciaire, qu'elle doit à un doctorat en langue arabe, nul ne saurait l'affirmer... Mais ce qui est indéniable, en revanche, c'est l'aisance avec laquelle Patience s'est emparée de plusieurs tonnes de cannabis, suite à un go fast s'étant mal terminé (pour les trafiquants, du moins). Et l'aventure commence pour notre originale quinquagénaire, à qui la vie semblait un peu terne, justement...

Une pépite comme on aimerait en lire davantage... À ne pas manquer !

Snjor
7,60
par (Libraire)
5 mai 2017

Huis clos à l'islandaise

L'atmosphère et les paysages de l'Islande se prêtent à merveille aux exigences du roman policier. S'il vous restait encore quelques doutes (sait-on jamais !) après avoir lu Arnaldur Indridason ou Yrsa Sigurðardóttir, ils seront définitivement levés lorsque vous aurez refermé « Snjór » de Ragnar Jónasson.

« Snjór » signifie neige, et dans « Snjór », la neige est vraiment un personnage à part entière.
Mais le personnage principal est un jeune diplômé de l'école de police de Reykjavik, Ari Thór, qui choisit comme première affectation une petite ville du nord de l'Islande qui s'appelle Siglufjördur. Soit un changement radical par rapport aux problèmes économiques et sociaux qui agitent actuellement Reykjavik, car à Siglufjördur, il ne se passe jamais rien, lui a t-on dit.

Pourtant, suite à la chute mortelle d'un écrivain renommé dans un théâtre, Ari Thór ne pourra faire qu'un amer constat : certains habitants de cette petite ville si tranquille de prime abord n'ont pas l'intention de laisser émerger des dissimulations et des secrets bien établis.

Un huis-clos à l'islandaise réussi, qui vous rendra impatient de retrouver Ari Thór dans une nouvelle enquête, « Mörk » désormais disponible aux éditions de la Martinière.

Quand la neige danse
par (Libraire)
12 avril 2017

Rencontrée précédemment dans « Dust », la profileuse Hanah Baxter vit avec son chat Bismarck dans un superbe loft à Brooklyn. Hanah pratique le kick-boxing et le yoga, aime le whisky latte et préfère les filles. Baxter n'est pas son vrai patronyme... Si son efficience dans la profession est reconnue, son arme de prédilection peut surprendre : il s'agit d'un pendule, qui s'appelle « Invictus » !
Mais la profileuse assume tout, ou presque : seul son passé la fragilise. Il a fallu trois ans à Hanah pour oser dénoncer son père, après avoir vu ce dernier assassiner sa mère et l'enterrer dans le jardin familial. C'était en Bretagne, presque dans une autre vie. Elle avait sept ans.

Dérogeant à son principe de ne pas mener d'enquête sur le sol américain, Hanah Baxter accepte de se rendre à Crystal Lake à la demande d'un père de famille dont la petite fille, Lieserl, a disparu depuis un mois, ainsi que trois autres enfants. Dans une atmosphère hivernale oscillant entre grands froids et tempêtes de neige, l'intrigue s'avère machiavélique et son issue presque inimaginable.

Le tout nouveau thriller de Sonja Delzongle « Récidive » est déjà disponible aux éditions Denoël.

Nous rêvions juste de liberté
par (Libraire)
1 avril 2017

Des copains, une moto... en route !

"Nous rêvions juste de liberté" retrace l'épopée, à travers les États-Unis, d'une bande de copains, Hugo dit Bohem, Freddy, Oscar et Alex. Livrés à eux-mêmes dans la petite ville ouvrière de Providence, les adolescents ont rapidement noué une solide amitié. Au fil du temps et de leurs 400 coups, ces adultes en devenir se découvrent un attrait certain pour la liberté ainsi qu'une même passion, la moto.

"Nous avions à peine 20 ans et nous rêvions juste de liberté. Voilà, au mot près, la seule phrase que j'ai été foutu de prononcer devant le juge, quand ça a été mon tour de parler. Je m'en faisais une belle image, moi, de la liberté. Un truc sacré, presque, un truc dont on fait des statues. J'ai pensé que ça lui parlerait."

Ainsi commence ce roman coup de poing d'Henri Loevenbruck, tout à la fois récit d'aventures, initiatique et lumineux. C'est également un hymne à l'amitié, Hugo et sa bande s'étaient, en effet, juré de ne jamais se séparer. Mais les promesses de l'enfance résistent-elles aux enjeux et aléas de l'existence?

Henri Loevenbruck est un surdoué de l'écriture, à son aise en littérature de genre, historique ou même d'espionnage. Il nous livre cette fois-ci un roman plus personnel sous la forme d'un road trip orchestré avec brio et vitalité.

Alors, laissez-vous mener...!

Cassandra
9,80
par (Libraire)
19 mars 2017

Survolté et jubilatoire !

"Je ne supporte pas les brutes, même si mon métier consiste à être la pire brute du quartier. Les responsables du Cellar avaient cru que ce serait une bonne idée d'organiser des concerts punks pour tous les âges le week-end. C'était peut-être une bonne idée, mais personne ne s'est jamais vanté de l'avoir eue (...) Junior et moi, on assurait la sécurité tout seuls : je gardais la porte pendant que Junior surveillait les trois étages de la boîte. A nous deux, on pouvait faire la police sans mal au milieu de quelques dizaines d'ados squelettiques. On était moins des videurs que des baby-sitters, avec notre poids combiné de deux cent quinze kilos (surtout les miens) et nos dix mille dollars de tatouage (surtout ceux de Junior )."

Comme il est facile de le deviner à partir du truculent extrait ci-dessus, Boo et Junior sont videurs dans un club de Boston. Ils sont inséparables depuis leur rencontre à l'orphelinat environ vingt-cinq années plus tôt. Leur routine se trouve soudain bien chamboulée après la visite d'une jeune femme très chic qui détonne franchement par rapport au public habituel et à l'atmosphère glauque qui se dégage du Cellar. Elle prétend que son employeur (dont elle ne dévoile pas l'identité) offrira à Junior et Boo une jolie rétribution financière s'ils parviennent à remettre la main sur sa fugueuse de fille, Cassandra.
Ils acceptent pour l'argent, mais pas seulement. D'autres raisons, liées à sa propre enfance, semblent motiver Boo, le narrateur de cette histoire, à se mettre à la recherche de Cassandra. Au fil de leurs nombreuses péripéties et galères afin de mener à bien leur mission, Boo revient sur les années vécues avec Junior et d'autres compagnons d'infortune au « Foyer » . Endroit fort mal dénommé tant il s'apparentait plutôt à une jungle hostile dans laquelle pour survivre il faut bien s'entourer. Il confiera également quelles circonstances dramatiques l'ont mené à l'orphelinat.
Nos deux héros bien malgré eux forment un duo atypique et survolté, qui ravira les amateurs de Joe Lansdale et de Robert Crais. « Cassandra » est un roman noir débordant d'action, d'humour, de surprises (bonnes ou mauvaises pour les personnages)...Et si le ton des dialogues est plutôt fleuri et imagé, certaines scènes sont purement jubilatoires !