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Une affaire atomique

Crouzet, Vincent

Robert Laffont

21,50
22 janvier 2017

Comme un thriller...

C'est écrit comme une fiction, ça en possède le rythme, le casting et la saveur jusque dans les rebondissements, les seconds rôles et les ruptures de ton. Ça se dévore comme un polar tourne-page, en essayant de ne pas rater ce détail qui va nous rattraper quelques pages plus loin. S'il a les attraits du pur thriller, « Une affaire atomique » n'en est pourtant pas un. Ce qui le rend plus fascinant encore. Ce pavé explosif de 450 pages, étiqueté « narrative non-fiction », est le récit d'une colossale escroquerie. Nourri de vécu, d'anecdotes, de scènes dramatiques ou drôlatiques, il développe en l'approfondissant, la trame d'un autre livre que son auteur, Vincent Crouzet, avait sorti trois ans avant.

**Si c'était à refaire…**

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Théa
20,00
22 janvier 2017

Mazarine et son double

Le treizième roman que signe Mazarine Pingeot s’avère très réussi. Celle que l’on a longtemps surnommée « la fille cachée du Président », s’amuse à se dissimuler derrière une narratrice, prénommée Josèphe. A première vue, ce personnage ne lui ressemble guère. Josèphe a grandi à Bourg-la-Reine, une banlieue sans histoire du RER B. Elle est née dans une famille de Pieds-Noirs, originaires d’Algérie, qui vote à droite. Mais les différences s’arrêtent là. Car contrairement aux apparences, les points communs entre l’auteure et son héroïne ne manquent pas.

** ****L’impossible retour vers les origines**

Etudiante en lettres de 22 ans, Josèphe prépare une thèse, dont le sujet pourrait résumer à lui seul la problématique du roman de Mazarine Pingeot :  « Le retour vers les origines, l’impossible retour vers ce qui sans cesse nous échappe ». Cette question habite l’auteure depuis toujours.

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Née contente à Oraibi

Cournut, Bérengère

Le Tripode

22 janvier 2017

Un papillon dans le désert

Au départ, l’écrivaine Bérengère Cournut dit avoir eu l’idée d’un roman sur l’absence ; c’est à la faveur d’un voyage aux Etats-Unis qu’elle découvre les Hopis, une tribu indienne d’Arizona. Elle se prend de passion pour ce peuple et trouve son paysage romanesque sur les « mesas », ces immenses plateaux désertiques. Voilà comment est « Née contente à Oraibi » : dépaysant et magnifique.

**Une histoire intemporelle**

Fondée vers 1150, Oraibi serait la plus vieille ville habitée des Etats-Unis, mais chez les Hopis (littéralement « peuple de la paix »), il n’y aurait pas de mot exprimant le temps, et de fait l’histoire de la narratrice est intemporelle.

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D'entre les ogres

Baum, Gilles

Seuil jeunesse

15,00
22 janvier 2017

Histoire d'une séparation

__Il était une fois… un panier. Dans ce panier, une petite fille, emmitouflée. Abandonnée au milieu de la forêt enneigée, elle hurle à la mort. Rapidement, une main d’ogre s’en saisit, et rapporte à l’ogresse, dans une chaumière éloignée, le trésor dérobé. C’est ainsi que commence l’histoire de Blanche, entre les ogres ; choyée, couvée –« deux cent ans que les ogres attendaient un enfant »-, la fillette grandit dans la chaleur d’un foyer pas comme les autres, par des ogres qui l’élèvent comme si c’était leur propre enfant. Mais les questions surgissent, inévitablement : pourquoi ne peut-elle pas manger comme ses parents ? Pourquoi n’a-t-elle pas le droit de les suivre la nuit quand ils chassent ?

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La Veuve

Barton, Fiona

Fleuve éditions

19,90
22 janvier 2017

Tout est bien qui finit...

en partenariat avec Fleuve Editions

Lorsque Jane rencontre Glen, elle tombe immédiatement sous le charme de cet homme un peu plus âgé qu’elle, très sûr de lui et qui lui apporte justement cette confiance qui lui a toujours manqué. Le mariage, célébré dans l'intimité, est suivi du déménagement dans un joli petit pavillon de banlieue où ils vont désormais mener une existence bien tranquille. Certains pourraient la trouver morne, mais elle convient parfaitement à Jane. Seule ombre au tableau, le bébé qui tarde à arriver, et Glen qui ne veut pas entendre parler d’adoption…

La vie suit donc son cours, lorsqu’une tempête s’abat sur eux. Glen est accusé d’avoir enlevé puis tué une fillette qui jouait dans son jardin. Un faisceau d’indices le désigne comme coupable, mais aucune preuve. Il est libre mais suspect, et plus personne évidemment ne veut le faire travailler, plus personne ne veut les fréquenter, plus personne ne veut même les approcher. Cet enfer va durer quatre ans, jusqu’à ce que Glen se fasse renverser par un bus (ce qu’on sait dès les premières pages) et qu’il emporte son secret. Car le mystère est double : est-il coupable ou pas de ce dont on l’a accusé ? Et s’il l’est, Jane est-elle ou au courant ou l’ignore-t-elle ? Tout au long de ce roman, la question reste ouverte et la vérité ne nous sera révélée que dans les dernières pages. En dehors de l’intrigue à suspense que signe Fiona Barton-la romancière, Fiona Barton-la journaliste, elle, enquête sur ce milieu des prédateurs sexuels et s’interroge sur l’ignorance ou la complicité qu’elle soit active ou passive de leurs compagnes.

**[Lire également notre interview de Fiona Barton](http://www.onlalu.com/2017/01/18/fiona-barton-24739)**

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