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Au coeur de l'été
22,00
23 avril 2017

L'été meurtrier

Suivre un auteur qui progresse de livre en livre est une véritable joie. Viveca Sten est de ceux-là. On l’a longtemps et à juste titre comparée à Camilla Läckberg : même paysage (l’archipel au large de Stockholm), un couple d’enquêteurs, une ambiance propre à ces pays du nord. Mais au fil du temps elle a pris de l’autonomie, a conquis un groupe de fans et au, rythme d’un roman par an, nous invite sur sa merveilleuse île de Sandhamn, lieu de villégiature pour les riches Suédois et où Viveca elle-même possède une maison de famille. Autant vous dire qu’elle connaît le coin comme sa poche, et que lorsqu’elle assassine un de ses personnages près des courts de tennis, cela sonne juste !

**Une nuit arrosée**

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Les cygnes de la Cinquième Avenue

Benjamin, Melanie

Albin Michel

22,00
23 avril 2017

Le lac des signes

Melanie Benjamin raconte une histoire d’amour inattendue entre un cygne et un vilain petit canard. Le cygne s’appelait Babe Paley, une « socialite » richissime comme il se doit, somptueuse, qui considérait l’élégance comme un travail à plein temps. Elle était également adorable, généreuse, soucieuse des autres. Le canard, lui, avait pour patronyme Truman Capote. Il était écrivain, auteur d’un livre devenu mythique,« De Sang froid », inventeur de la littérature non fictive, et grand ragoteur devant l’éternel. Il ressemblait à une sorte de clown triste qui amusait sa galerie de cygnes (comme il les avait surnommées), car la ravissante Babe était entourée de dauphines, tout aussi riches, tout aussi chics, mais certainement moins bienveillantes.

**Un suicide social**

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Cette terre promise
23 avril 2017

Un roman posthume et puissant

L’auteur d’« A l’Ouest rien de nouveau », mort en 1970, a laissé un roman posthume enfin traduit en français, qui couronne une œuvre de l’exil, de la guerre et de la reconstruction. Sa vision de l’Amérique distanciée et ironique est proche de la veine de la Génération perdue.

**Les réfugiés**

Eté 1944, Ellis Island. Au milieu d’autres candidats à l’immigration, Ludwig Sommer attend son permis de séjour en regardant les gratte-ciels et les lumières de Manhattan. Après la mort de ses parents, l’internement en camp de concentration, la fuite et les cachettes secrètes, il a pris l’identité d’un ami juif antiquaire mort en France, et c’est grâce à son nom qu’il obtient le précieux sésame lui ouvrant les portes de l’Amérique. A New York, il loge à l’hôtel Rausch, « caravansérail international […] bon marché », et retrouve l’ami qui lui a sauvé la vie. Ludwig parvient assez vite à se faire embaucher par des marchands d’art impressionnés par ses connaissances, acquises dans un musée bruxellois où il avait trouvé refuge.

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Pénélope, la poule de Pâques

Ben Kemoun, Hubert

Père Castor

13,00
23 avril 2017

Pâques suite et fin !

Les fêtes de Pâques sont finies. Les enfants ont déjà ramassé mille et un chocolats dans les jardins… Mais n’oublient-ils pas, parfois, quelques friandises ? C’est sur cette idée originale qu’ont choisi d’écrire les auteurs de « Pénélope », une petite poule sucrée qui s’est tellement bien cachée dans le nichoir que les enfants ne l’ont pas trouvée ! Afin de devenir la « reine de Pâques », elle a décidé de se dissimuler tout au fond de sa cachette. Mais les petits repartent chez eux, sans elle… Le soir tombe, Pénélope commence à avoir froid. Jour après jour, elle espère qu’on viendra la trouver. Mais le mois d’avril arrive, puis le mois de mai : la peur de fondre la préoccupe, et elle a beau crier, s’époumoner, personne ne lui vient en aide…

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Le Grand Marin
16 avril 2017

L'écriture au long cours

Elle s’appelle Lili, n’est pas plus haute que trois pommes et pourtant, pendant des années, elle va se mesurer à des hommes au gabarit XXL, des marins qui sont nés sur l’eau et qui tanguent dès qu’ils retrouvent la terre ferme. Car la passion de Lili, c’est la mer. Ou plus précisément la pêche. Elle veut embarquer sur n’importe quel cargot. Elle aurait pu choisir la Bretagne, elle a préféré l’Alaska. Et là débute la grande aventure. Pouvoir d’abord rester sur le sol américain sans la fameuse « green card ». Puis réussir à se faire embaucher sur un cargot pour plusieurs semaines, alors qu’elle n’a aucune expérience. Et enfin, se confronter à des équipages uniquement masculins avec les problèmes que cela peut soulever, pas besoin de vous faire un dessin. C’est cela que raconte avec une verve et une force d’évocation Catherine Poulain. Vous pêchez le flétan ou le crabe en sa compagnie, vous hurlez de douleur lorsqu’un poisson vous a infecté la main de son poison, vous essuyez les tempêtes et les beuveries de vos camarades, vous dormez à même le sol, car la galanterie cède la priorité à la loi du plus fort et peu importe si cette couchette vous était attribuée. Et puis bien sûr, il y aura une histoire d’amour avec « le grand marin » qui est aussi un grand alcoolique. On a parfois l’impression d’approcher tout près de l’enfer, et pourtant, l’espiègle Lili en redemande. Elle veut être à la hauteur, quitte à y laisser sa peau. On ressort épuisé de ces pages, avec la sensation de n’avoir rien lu de tel depuis longtemps.

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