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Après Gerda

Moreau, Pierre-François

Éditions du Sonneur

16,00
15 juillet 2018

La légende de Capa

Ce roman raconte un deuil et la naissance d’un livre qui en découle, « Death in the Making » (« La Mort à l’œuvre »), que le photographe Robert Capa dédie à sa compagne Gerda Taro, morte dans l’exercice de son métier pendant la Guerre civile espagnole. Menée tambour battant, cette histoire porte aussi une réflexion passionnante sur le pouvoir de l’image.

**Capa & Taro, un couple sous les bombes**
Sur le paquebot qui fait voile vers New York en ce mois d’août 1937, Robert Capa, vingt-trois ans, vogue vers un avenir brumeux. Gerda Taro, l’amour de sa vie, a été tuée un mois auparavant ; entre désespoir et ivresse, il déroule le fil de ses souvenirs. C’est à Paris que l’émigré hongrois qui s’appelle encore Endre Erno Fridmann rencontre cette jeune réfugiée allemande à qui il doit presque tout. Non contente de lui trouver un pseudonyme : « Capa est chic, […] Capa est mondain, Capa est américain », elle l’extirpe de la bohème, le présente et le lance dans le métier de photoreporter. A partir de 1936, le tandem couvre le conflit espagnol, notamment pour le magazine « Vu » où sera publiée la fameuse photo « Mort d’un milicien », rendant son auteur célèbre, bien que ce cliché se révèle en réalité mis en scène.

**La construction de la légende**
A New York, Robert Capa entreprend d’ériger un tombeau à sa bien-aimée : ce sera « Death in the Making », livre réunissant leurs photographies sur la Guerre civile espagnole, même « si au fond ce qui compte pour [lui], c’est son hors-champ sentimental ». En six semaines, il se démène, cherche des fonds, fait marcher ses relations : André Kertész, Hemingway, et finit par décrocher un contrat chez l’éditeur de Steinbeck. La légende du couple passionné par l’aventure et le photojournalisme est immortalisée. Le roman de Pierre-François Moreau montre la naissance de la photographie de guerre qui, en même temps qu’une source d’information et d’émotion, est aussi une forme d’engagement. Toujours brûlant d’actualité, ce sujet de l’image en temps de guerre est traité ici avec une grande acuité. Captivant !

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Dys sur dix

Pessin, Delphine

Pocket Jeunesse

15,00
8 juillet 2018

Lorsque les mots s'envolent...

Peu de professeurs sont formés pour appréhender la dyslexie, et ainsi adapter leur enseignement, leurs évaluations. Au terme d’une formation sur le sujet, Delphine Pessin (professeure de français au collège) a voulu raconter le parcours d’un adolescent qui se débat avec ses difficultés. D’une expérience, elle a écrit son deuxième roman et c’est en se glissant dans la peau de Dylan qu’elle entraîne le lecteur dans un univers fait d’efforts, de concentration, mais aussi de bêtises et d’humiliations quotidiennes. Le lapin d’Alice toujours en retard, à la traîne, derrière les autres, c’est le héros ; celui qui refuse de lire, rouge de confusion, c’est lui aussi ; celui qui récolte un zéro alors qu’il a travaillé d’arrache-pied toute la soirée avec son père, c’est encore lui.

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Damalis

Buchet-Chastel

23,00
8 juillet 2018

Quo vadis, Damalis ?

Marie Barthelet publie là son deuxième livre, un roman historique situé dans la Grèce antique. Son écriture fluide et énergique, associée à un sens aigu du romanesque nous attrapent dès la première page : on dévore ce pavé d’une traite et avec gourmandise.

**Un petit prince en esclavage**

Il était destiné à être chef de clan, comme son père ; à treize ans, le jeune thrace commandait, chassait comme un homme, et une future épouse lui était déjà destinée. Mais son destin bascule lorsque sa tribu et sa famille sont massacrées sous ses yeux. Celui que ses ravisseurs grecs surnomment par sarcasme « le petit prince » est réduit en esclavage. Après les atroces conditions de détention, la traversée de la mer, les marchés aux esclaves, il est acheté par un aristocrate de Milet, armateur et riche propriétaire.

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Un certain M. Piekielny
1 juillet 2018

[**CET OUVRAGE FAIT PARTIE DE NOTRE SELECTION **](http://www.onlalu.com/quoilire?ql=29183)
[**q u o i  l i r e ?**](http://www.onlalu.com/quoilire?ql=29183)

[**Bernard Lehut (RTL) a aimé " Un certain M. Piekielny " de François-Henri Désérable et il nous dit pourquoi.**](http://www.onlalu.com/2017/08/23/bernard-lehut-rtl-a-aime-un-certain-m-piekielny-de-henri-francois-deserable-28633)

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Transit

Cusk, Rachel

L'Olivier

22,00
24 juin 2018

En chantier

Après son divorce, Faye, romancière, s’installe à Londres avec ses deux fils. Bien qu’idéalement situé dans le centre, l’appartement qu’elle acquiert est insalubre et nécessite d’importants travaux. Entre ses odieux voisins du dessous et son logement en chantier, Faye tente de réorganiser sa vie, de se reconstruire. A nouveau célibataire au mitan de sa vie de femme, elle s’est endettée pour un logement dont personne ne voulait, elle partage désormais l’éducation de ses enfants et doit s’habituer à la ville, après quinze ans passés à la campagne. Autour d’elle, tout le monde est aussi un peu à l’heure des bilans, sans parler des séparations, des remariages, des turbulences avec les enfants et des comptes à régler avec les parents.

**Savoir où l’on habite**

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