o n l a l u

http://www.onlalu.com/

o n l a l u est un site de critiques et d'informations littéraires animé par une rédaction et ouvert aux internautes.

Une bobine de fil bleu
26 février 2017

Quatre générations sous le même toit

Romancière à succès, Anne Tyler a obtenu le prix Pulitzer en 1989 pour « Leçons de conduite ». Ses livres sont d’une acuité psychologique redoutable. L’air de ne pas y toucher, avec un talent fou, elle sonde ici les fondements d’une famille américaine ordinaire.

**Home sweet home
**
A Baltimore, la maison des Whitshank est une de ces demeures typiquement américaines, avec un tulipier de Virginie dans le jardin, un chemin dallé qui mène à l’entrée et une grande véranda où trône une balancelle en bois couleur miel. Elle a été construite par Junior Whitshank au milieu des années 1930 : c’était son rêve, l’œuvre de sa vie.

Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u

Joie

Sabine Wespieser

17,00
26 février 2017

Une histoire simple

L’histoire derrière l’histoire siffle un petit air connu : un auteur anonyme qui veut le rester, l’Italie comme toile de fond… Mais les analogies entre Clara Magnani et Elene Ferrante s’arrêtent là, même si on lui souhaite le même succès.
Ce livre n’aurait jamais dû voir le jour chez Sabine Wespieser qui publie peu de livres et dont le programme est généralement bouclé pour l’année à venir. Lorsqu’elle reçoit le manuscrit de « Joie » au mois d’août dernier, et alors qu’elle n’accepte de lire que les versions publiées sur papier, elle en découvre le prologue sur son Iphone. Intriguée, elle imprime le texte, le dévore, tombe sous le charme et écrit à son auteur, Clara Magnani, le soir même.
Qui se cache derrière ce pseudonyme?
Celle-ci lui répond par retour de mail qu’elle ne la rencontrerait pas, ne parlerait pas de son roman et n’accepterait des interviews que par écrit. On peut avancer diverses suppositions : l’histoire d’adultère qu’elle raconte est la sienne et veut qu’elle reste secrète ; ou, autre hypothèse, Clara Magnani est un auteur connu qui nous refait le coup (de pub) Ajar etc etc.
Peu importe au fond, car ce roman qui porte si bien son titre, « Joie », raconte une histoire d’amour simple -même si les deux amants sont mariés chacun de leur côté-, heureuse - alors qu’on sait dès le départ qu’elle se terminera par la mort de l’homme-, riche et aventureuse.
L'amour en cinémascope
Gigi est un cinéaste italien reconnu, un homme cultivé d’une autre époque, un grand amateur de femmes dont la réputation a dépassé les frontières. Il a interviewé Visconti, écrit sur Antioni, admiré Rossellini (dont la vie amoureuse le fascine). Lorsque Gigi rencontre Clara, une critique de cinéma belge et bien plus jeune que lui, l’heure n’est pas à la romance. Du moins du côté de la jeune journaliste qui refroidit immédiatement les ardeurs de notre latin lover. Mais celui-ci n’abandonne pas, car il sait qu’elle sera son prochain amour, et pressent aussi qu’elle sera le dernier. Tous deux partagent la passion du cinéma, tous deux prônent le « mature love », un sentiment fort et raisonné qui implique qu’ils vivent leur aventure en parallèle et en secret, sans blesser leurs conjoints ni leurs enfants.
Au moment où le cœur de Gigi s’est arrêté de battre, sa fille, Elvira, venue vider l’appartement est tombée sur le journal de son père dans lequel il raconte son idylle avec Clara. La jeune fille l’envoie à cette dernière, pour qu’elle en écrive sa propre version. Ce roman est un petit joyau, qui donne envie d’aller plonger dans la fontaine de Trevi, de sillonner Rome en Vespa, de déguster un plat de fettucine Alfredo, et... de prendre un amant !

Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u

Groenland vertigo
26 février 2017

Sous le signe de Tintin

Dans le port d’Húsavik, au nord de l’Islande, quatre marins, un géologue, un ornithologue, une équipe vidéo, un cuisinier et un écrivain danois embarquent sur la goélette Aurora. Le dessinateur nantais Georges Benoit-Jean a pour tâche d’illustrer cette expédition au milieu des glaces flottantes de l’Océan arctique, financée par le peintre et sculpteur Ulrich Kloster. L’artiste allemand défend l’art et l’environnement à travers son ultime création. Autour de ce projet aux allures de happening monumental, Georges Benoit-Jean confronte son quotidien d’atelier à la vie marine, aux Scandinaves et aux grands espaces. À bord de ce navire en bois, le citadin découvre les gestes élémentaires de survie, l’aquavit et le silence du Groenland. La présence à ses côtés de Jørn Freuchen lui permet de goûter à leurs justes mesures ces nouveaux éléments. Freuchen, un ancien résident des Grands Nords, a couché sur le papier tous les racontars et autres aventures entendus pour devenir écrivain.

Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u

Swoosh

Hefner, Lloyd

Lienart éditions

20,00
26 février 2017

New York sous amphétamines

Dans les années 90, Sadie « Jackson » French est dealeuse à Manhattan, et étudiante en sciences éco. Elle y vit avec Dwight « Ike » Hutchinson, un black monumental, qui se carbonise aux anabolisants pour devenir le prochain Monsieur Muscle. Ils vivent ensemble mais ne couchent pas, nuance… ils sont amis, c’est tout. L’un et l’autre sont noirs et cherchent à oublier des enfances tumultueuses dans le New Jersey pour se faire une place à New York. Ces deux-là veulent s’en sortir et s’y emploient, quand soudain Lafayette, jeune frère de Ike, est retrouvé mort, une seringue dans le bras. Overdose ? Apparemment ; mais Ike et Sadie vont mener l’enquête, aidés en cela par deux frères de Ike, l’un catcheur, l’autre travelo, des trompe-la-mort armés de bazookas…

Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u

Nuit
21,90
26 février 2017

L'as du suspens

Après avoir esquissé un pas de côté le temps d’une « Putain d’histoire », Bernard Minier renoue avec son couple infernal, Servaz-Hirtmann, né dans « Glacé » en 2011. Le premier est policier, le deuxième un tueur de la pire espèce, fou, intelligent, pervers, grand amateur de Mahler, et dans ce jeu du chat et de la souris qu’ils poursuivent sans relâche, on ignore qui va se faire croquer par l’autre.

Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u