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Goya - L'Energie du néant

Del Castillo, Michel

Points

7,90
19 mars 2017

Le chant inépuisable des ténèbres

Connu pour ses romans, Michel del Castillo, qui déjà été tenté par la biographie en se plongeant dans l’œuvre de Colette, s’est livré à un exercice périlleux, brosser le portrait d’un peintre, et pas des moindres, Francisco de Goya. Avec une délicatesse extrême, le romancier déroule le destin extraordinaire de ce paysan né dans un petit village d’Aragon qui devient un peintre fougueux et ambitieux à la cour de Charles IV d’Espagne.

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LE GROUPE
19 mars 2017

Plus on écrit... plus on écrit

Lorsque Marion, professeur de philosophie, lui propose de monter un atelier d’écriture avec des élèves de terminale, François n’a pas le cœur de refuser. Écrivain et professeur d’anglais, il devient alors le capitaine d’un bateau, guidant des marins vers ce qui le fait vibrer le plus au monde : l’écriture. Dans ce groupe de douze -dix élèves, deux adultes-, aucun jugement ni conseil, mais une parole libérée de toutes contraintes. La théorie de François : _plus on écrit, plus on écrit_… c’est à dire que plus on s’exerce, moins on aura de difficultés à s’exprimer.

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Les oubliés de l'histoire
19 mars 2017

L'histoire et la mémoire

Quel est le lien entre René Dumont, l’homme qui voulait nourrir le monde et Louise Weiss, grand-mère de l’Europe ou encore Sylvin Rubinstein, le danseur qui tuait des nazis ? Ce sont des oubliés de l’Histoire, ressuscités par Jean-Yves Le Naour qui a eu envie de leur redonner la place qu’ils méritaient. Dressant vingt portraits d’hommes et de femmes ayant joué un rôle au vingtième siècle, l’historien entreprend de les faire revivre sous sa plume et a aussi inspiré une série télévisée, réalisée à partir d’archives et de témoignages pour la chaîne franco-allemande Arte.

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Attachement féroce
19 mars 2017

Liens maternels

Célèbre plume de l’hebdomadaire new-yorkais « The Village Voice », Vivian Gornick est née en 1935 de parents juifs ukrainiens. A 52 ans, elle publie le récit autobiographique de sa relation toxique avec sa mère. Il aura fallu trente ans pour que ce « classique instantané », selon le mot du « New York Times », soit enfin traduit en français. On aime férocement.

**L’immeuble des femmes du Bronx**

A l’occasion de longues promenades à pied dans les rues de Manhattan, rituel qui rassemble Vivian Gornick et sa mère, l’auteure se remémore sa jeunesse dans un immeuble du Bronx avec ses parents et son frère aîné.

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Moriarty, Liane

Albin Michel

22,00
19 mars 2017

**o n  l  a  l u  & vu**

Des vies de femmes. Des voix de femmes. La quarantaine, ses doutes et la maternité au quotidien dans une ville bourgeoise bercée au rythme d’un océan de carte postale et chauffée bio par le soleil. Derrière les sourires se cachent des traumas plus ou moins aigus. Et un drame qui arrive, inexorable : à la fête de l’école quelqu’un va mourir. Dans « Petits secrets, grands mensonges », Liane Moriarty revient en terrain fictionnel connu. Celui des quartiers résidentiels repeint aux apparences. L’Australienne va cette fois les explorer à travers le quotidien de trois mères. Madeline, Jane et Celeste se rencontrent à l’occasion de la journée d’intégration de leurs enfants à la très courue Pirriwee Public school. Ziggy, le fils de Jane, est accusé d’avoir agressé une autre élève. Sa mère s’en mêle. Les mères s’en mêlent et des clans se forment. Le conflit atteint une magnitude nucléaire. La haine fait rapidement effet de catalyseur de névroses. Le vernis craque, les plaies refont surface. En utilisant, la somme de petites choses du domaine domestique qui finissent par nourrir une boule douloureuse au creux du ventre, Liane Moriarty détruit méthodiquement et avec humour les façades pour toucher à la vérité de ses personnages. Et observer la mélancolie.

Dans la série éponyme, qui déplace l’intrigue à Monterey en Californie, le ton est d’emblée moins léger. Dans « Big Little Lies » version HBO la mélancolie est immédiatement le sujet. David E. Kelley (qui a régalé les fans de séries avec son inoubliable « Ally McBeal ») signe des scénarios où l’intime et l’introspection occupent toute la place. Même sur cette chaîne du câble iconique, connue pour ses séries d’auteurs radicales (« The Wire », « Oz », « Les Sopranos «  ou récemment « True Detective »…), il faut savoir saisir le téléspectateur. Le casting de luxe l’attire, le parti pris des créateurs le retient. L’écriture scénaristique et l’écriture visuelle fusionnent pour se nourrir l’une l’autre et réinventer un sujet, le train-train de femmes aisées, déjà vu à la télévision. Nicole Kidman (Celeste), Reese Witherspoon (Madeline) et Shailene Woodley (Jane) sont filmées glamour minimal par le réalisateur Jean-Marc Vallée (« Dallas buyers club », « Wild »). La série zoome sur leurs plaies. A l’opposé du faux départ narratif du roman qui, lui, prend tout son temps pour installer la routine domestique, la série se consacre à l’essentiel. Et offre une expérience différente mais complémentaire.

Big Little Lies
David E. Kelley
HBO  7 épisodes
Diffusé en France sur OCS

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