Dephine L.

Seul le grenadier
par (Libraire)
28 mars 2017

Les graines du paradis

Sinan Antoon est né à Bagdad en 1967. Il est désormais New-Yorkais et a déjà publié quatre romans. "Seul le grenadier" est paru en arabe en 2010, en anglais en 2013 et il est donc traduit en français pour la première fois. Sinan Antoon compte aujourd'hui parmi les voix de la littérature irakienne. Il nous offre un roman poétique, émouvant, métaphorique et documenté, qui élève la pensée du lecteur et nous rapproche les uns des autres.
À Bagdad, dans la famille de Jawad, les hommes lavent les morts de père en fils selon la tradition chiite. Seulement, à 20 ans, Jawad, lui, rêve de faire carrière dans l'art. L'écriture de Sinan Antoon, comme en apesanteur, traduit remarquablement la fougue de ce jeune homme aux prises avec un conflit intérieur qui entrave son libre arbitre. Pourquoi le rêve de Jawad se heurte à l'implacable réalité d'une ville assiégée ? Comment peut-on s'émanciper tout en respectant les traditions ? C'est avec une très grande sensibilité que l'auteur dévoile les fracas d'un pays en guerre et l'imbrication inextricable de la mort et la vie.

Quand monte le flot sombre
23,00
par (Libraire)
28 mars 2017

Sociologie de la vieillesse

Un roman brillant qui aborde la question de la vieillesse et de la mort avec beaucoup de dignité et d'esprit.
Le postulat de départ est implacable : "Une vie, ça a une destination, une fin, une dernière parole." C'est ce que pense Fran Stubb, une septuagénaire pleine d'énergie qui sillonne toute l'Angleterre pour inspecter les maisons de retraite afin d'améliorer les conditions de vie des personnes âgées. Le paradoxe est qu'en ce qui la concerne, elle ne se facilite pas l'existence. Lucide et déterminée, elle n'envisage cependant pas de vivre autrement qu'au volant de sa voiture, libre de méditer sur le troisième âge au gré des citations et des poèmes qui lui viennent à l'esprit. Samuel Beckett, Simone de Beauvoir ou encore W.B. Yeats illustrent à merveille la pensée de Fran et par extension, celle d'une Margaret Drabble érudite, juste et pleine d'humour.
Entre l'Angleterre et les îles Canaries, l'auteur convoque une galerie de personnages afin de dresser un portait sociologique de la vieillesse sans concession, et règle ses comptes avec une société pétrie de contradictions.

Chère brigande / lettre à Marion du Faouët
par (Libraire)
28 février 2017

Les 3 M

"Chère brigande" est une lettre adressée à Marion du Faouët.
Cependant, toute la puissance de ce roman réside dans l'intention de départ.
Michèle Lesbre relie trois destins de femmes avec une très grande délicatesse.
C'est d'abord Marion, la jeune femme sans abri dormant en bas de chez Michèle, qui, disparaissant du jour au lendemain, sera le détonateur de cette lettre. C'est ensuite l'admiration indéfectible que l'auteur a toujours ressenti pour cette "Robin des Bois" bretonne qui au début du 18éme siècle détroussait les riches pour donner aux pauvres et menait une vie tambour battant jusqu'à son exécution à 38 ans. C'est finalement dans le train menant Michèle Lesbre de Paris à Quimper que la mémoire intime vient illuminer ce texte.
Ce message personnel adressé à cette héroïne est engagé et bouleversant car il a une portée universelle. Il résulte d'une grande sensibilité mise au service du plus grand nombre car l'oeuvre de Michèle Lesbre est lisible, sincère et généreuse. Le fruit de ses romans trace le sillon singulier d'une voix qui nous touche, nous ressemble et donc nous rassure, car si nous n'avons pas votre plume, sachez Michèle que nous sommes faites du même bois et que notre capacité à nous émouvoir demeure intacte.

New York Odyssée
22,00
par (Libraire)
30 janvier 2017

"Ensemble c'est tout" à New York

C'est le page turner de l'hiver. Kristopher Jansma nous invite à sympathiser avec Irene, Jacob, William, George et Sara. Ils sont jeunes, se connaissent depuis la fac et s'immergent ensemble dans le grand bain de la vie professionnelle à Manhattan. C'est un grand roman psychologique qui vous installe dans leur vie, leurs désirs, leurs rêves et leurs états d'âmes aussi. Jusqu'au coup du sort qui s'abat sur l'un d'entre eux et qui viendra bouleverser leur amitié. L'auteur pourtant jeune (né en 1982), n'a pas son pareil pour décrire les retentissements liés aux drames de la vie. Lucide, ironique mais embrassant chaque personnage, Kristopher Jansma laisse le lecteur orphelin de cette bande de copains une fois le livre refermé.

Le dimanche des mères
par (Libraire)
30 janvier 2017

Emancipation

Sur fond d'aristocratie déchue, la première guerre mondiale étant passée par là, Graham Swift dresse le portrait de Jane, une jeune domestique orpheline qui ne célèbrera pas ce fameux dimanche auprès de sa mère donc mais dans les bras de son amant Paul, fils des Sheringham qui s'apprête à se marier dans 15 jours avec une riche héritière. Ce livre est un petit bijou, l'histoire d'une émancipation, c'est un roman féministe, le portrait d'un être délicat, romanesque au possible qui ravira les amoureux de Downtown Abbey mais aussi tout ceux qui s'érigent contre les déterminismes.