Alex-Mot-à-Mots

http://alexmotamots.fr/

Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

Un peu plus loin sur la droite
6,10
5 avril 2018

Bretagne, policier

Ex-flic, Louis Kehlweiler découvre par hasard un petit os humain dans un excrément de chien.

Il note les habitudes de chaque promeneur de chien du secteur tandis que Vandoosler, son jeune archiviste, épluche les journaux pour déceler la moindre mort suspecte.

Leurs recoupements finissent par les conduire à Port-Nicolas, village perdu de la côte du Finistère, où la vieille Marie a chuté d’une falaise deux semaines auparavant. La gendarmerie avait conclu à l’accident mais Kehlweiler refuse de lâcher le morceau.

Pour imposer son point de vue, il doit se confronter aux élus et aux notables, ainsi qu’aux rumeurs et aux rancoeurs de la bourgade. Un défi comme aime les relever Kehlweiler, cet esprit indépendant qui n’a pas peur de plonger les deux mains dans la boue.

N’oublions pas son fidèle crapaud au chaud dans sa poche et sa jambe droite boiteuse. Un personnage haut en couleurs entouré des Evangélistes et de Marthe qui n'est jamais loin.

Un bon rompol.

L’image que je retiendrai :

Pour les cruciverbistes : en deux lettres, il coule en Russie (non, ce n’est pas la vodka).

L'Archipel du Chien
5 avril 2018

migrants

Entrer dans un roman de Philippe Claudel, c’est accepter de laisser une place à l’étrange.

Au début de ce roman, la Voix nous parle et va nous raconter ce qu’il s’est passé sur une petite île de l’Archipel du Chien.

Les habitants ont des surnoms pour prénoms, mais sur cette île, tout le monde se connaît.

Puis arrive un Commissaire qui n’en est pas un qui, avec ses yeux neufs, nous décrit les particularités physiques des gens de l’île.

Pendant le temps de sa présence, une étrange odeur de corps en décomposition envahit tout.

Bien évidement, grâce à la Voix, nous savons ce qui s’est passé et pourquoi, et nous devinons l’étrange machination ourdie contre l’Instituteur.

Mais le propos de l’auteur se dessine en filigrane avec l’apparition de 3 hommes noirs morts noyés échoués sur la plage.

Que faire de ces corps ? Et pourquoi sont-ils là ?

Un roman passionnant qui colle à la triste actualité.

L’image que je retiendrai :

Celle du Commissaire qui boit de l’alcool sans jamais trouver l’ivresse.

Le grand incendie

Aillon, Jean d'

Plon

21,90
5 avril 2018

enquête, Londres

Je découvre Louis Fronsac, notaire à Paris, enquêteur au service des grands du Royaume de France sous le règne de Louis XIV.

1666. La France vient de déclarer la guerre à l’Angleterre. Aussi Louis Fronsac est-il surpris – et inquiet – quand une éminence grise de Londres lui demande de retrouver un joyau appartenant aux Stuart. Doit-il accepter ? Est-ce un piège tendu par ses multiples ennemis ? Il s’en ouvre à Gaston de Tilly et tous deux décident, pour mille raisons secrètes, de gagner la capitale britannique. En ignorant que de puissants adversaires les attendent et alors que la peste fait des ravages.

Mais, au vu du titre, vous vous en doutez, la peste ne sera pas le pire des fléau qui ravagera la ville.

J’ai aimé suivre Fronsac et Tilly à Londres en cette année terrible.

Découvrir les hauts personnages anglais et un peu de l’histoire d’Angleterre.

Un roman extrêmement documenté et agréable à lire.

J’ai passé un excellent moment de lecture où tout est bien qui finit bien.

Louis Fronsac a vécu de nombreuses aventures. Je ne lirai pas les précédentes, mais suis impatiente de lire la suivante.

L’image que je retiendrai :

Dans Londres à cette époque, il était plus facile et plus rapide de se déplacer sur la Tamise.

Une toile large comme le monde
5 avril 2018

Internet

Imaginez, le temps d’une lecture, un monde sans Internet.

Plus de jeux en ligne (mais ça, tout le monde peut s’en passer), plus de réseaux sociaux qui nous font ressentir intensément notre solitude, mais aussi plus de livraisons de produits frais dans les magasins, plus de journaux télévisés.

Les personnages de ce roman se demandent comment faire pour couper efficacement et durablement l’Internet. Car c’est un gros consommateur d’énergie et un pollueur.

J’ai découvert les câbles sous-marins, les data-centers et leurs problèmes.

En revanche, je n’ai pas compris cette fascination pour les cargos et leurs cargaisons en conteneurs.

L’image que je retiendrai :

Celle du building au 60, Hudson Street à New-York qui abrite un data center.

Nazer Baron / La source du mal

Huguen, Hervé

Palémon

10,00
30 mars 2018

Bretagne, policier

Où l’on retrouve Nazer Baron dans une nouvelle enquête près de Vannes.

Encore une fois, les apparences sont trompeuses et la source du mal est à chercher dans les détails.

Un détail qui, justement, m’a surpris : il est dit en début de roman que suite à un accident, Nazer ne peut plus conduire, il lui faut donc un adjoint. Or, une fois dans cet épisode, il se retrouve à conduire. Étrange détail….

Une enquête sympathique qui nous emmène sur des fausses pistes, même si j’aurais aimé en apprendre plus sur la propre succession de Nazer.

L’image que je retiendrai :

Celle du mois de Novembre qualifié de mois noir par l’auteur.