Alex-Mot-à-Mots

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Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

S'enfuir, Récit d'un otage

Récit d'un otage

Dargaud

27,50
15 février 2018

otage

En 1997, alors qu’il est responsable d’une ONG médicale dans le Caucase, Christophe André a vu sa vie basculer du jour au lendemain après avoir été enlevé en pleine nuit et emmené, cagoule sur la tête, vers une destination inconnue autour de Grosny.

Commence alors pour lui des journées attachées à un radiateur à fixer le plafond.

Pour ne pas devenir fou, il compte les jours et se remémore les batailles de Napoléon.

Il cherche à s’enfuir, mais les occasions sont rares.

J’ai aimé que le coffre fort n’ai pas été dévalisé, les ravisseurs ne sachant pas que c’était jour de paye.

J’ai craint un album plein de redites, mais même si les journées sont presque toutes les mêmes, l’auteur a su garder mon attention.

Un album que mon Grand Couassous a aimé également.

L’image que je retiendrai :

Celle de l’ampoule au plafond que Christophe fixe pendant des heures.

Le troisième des deux, Enquête dans l'Ouest de la France

Enquête dans l'Ouest de la France

Hervé Huguen

Editions du Palémon

5,99
15 février 2018

enquête, Bretagne

Je retrouve avec plaisir le commissaire Nazer Baron dont le père vient de mourir. J’aurais aimé en savoir plus sur sa mystérieuse correspondance avec Pancrace d’Harcourt. Ce sera sans doute pour le prochain épisode.
Nazer Baron reprend une enquête laissée en suspend autour de la mort mystérieuse d’Adenais Breval. Tout le monde suspect le mari, mais celui-ci clame son innocence.
Aidé d’Arneke, tout deux vont confondre le coupable qui n’est pas toujours celui ou celle suspecté-e.
Le commissaire Baron nous invite encore une fois à aller au delà des apparences.

L’image que je retiendrai :

Celle du foulard autour du coup de la victime mais qui n’est pas l’arme du crime.

Ma ZAD
18,00
15 février 2018

vengeance

J’ai aimé suivre Camille dont la ferme se trouve en pleine ZAD et qui se fait interpeller lors de l’évacuation du site de Zavenghem, occupé par des activistes. A sa sortie de GAV, le hangar où il stockait des objets de récup destinés à ses potes zadistes n’est plus qu’un tas de ruines fumantes, son employeur le licencie, sa copine le quitte… et il se fait tabasser par des crânes rasés. Difficile d’avoir pire karma et de ne pas être tenté de se radicaliser !

Heureusement, la jeune Claire est là qui, avec quelques compagnons de lutte, égaye le quotidien de Camille et lui redonne petit à petit l’envie de lutter contre cette famille de potentats locaux, ennemis désignés des zadistes, les Valter.

Commence alors l’équipée de Camille contre le Grand Capital sous les traits de cette grande famille française.

Mais ce combat n’est pas le sien, lui l’amoureux de Claire.

J’ai aimé l’humour du personnage et son chat Glück. Le seul à être clairvoyant et heureux dans cette histoire ?

L’image que je retiendrai :

Celle de la vieille Toyota de Camille, qui est de toutes les luttes.

Quelques citations :

« se penser le fils unique d’Attila et d’Ereckan son épouse. » (p.46)

« Le monde moderne se réduisait curieusement à deux cocktails : le mojito, qui envahit les after hours, et le molotov, qui règne sur nos rues sombres. » (p.68)

En attendant demain
15 février 2018

vie moderne

Que j’aime vos romans, Natacha Appanah. Un univers différent à chaque nouveau texte, je découvre vos anciens livres avec délice.

J’ai aimé ce couple qui se rencontre sur un canapé vert ; qui quitte Paris pour l’océan ; qui crée un cocon pour leur fille Laura.

J’ai aimé Anita et sa façon de pleurer son père ; ses robes et ses colliers colorés ; son envie d’écrire.

J’ai été intrigué par Adèle, son deuil, sa passion pour les enfants.

J’ai été moins sensible à l’aspect création artistique du roman. Même si la description du tableau d’Adam m’a paru magnifique.

Mais l’amour au sein de ce couple est tellement beau.

L’image que je retiendrai :

Celle de la couleur jaune omniprésente.

La Rose de Saragosse
15 février 2018

Inquisition

Le récit commençait pourtant bien : le meurtre orchestré de l’Inquisiteur de Saragosse ; des caricatures dans toute la ville oeuvres d’un mystérieux graveur ; deux jeunes filles en fleur et un personnage digne de Quasimodo.

Mais le charme n’a pas pris. Le style est plat qui enchaîne les actions.

Le vocabulaire se veut d’époque (l’emploi de « familier » pour désigner un indique à la solde du plus offrant) va mal avec une histoire moderne de jeune fille rebelle. Qui peut croire qu’au 15e siècle en Espagne il était possible pour les jeunes filles de cacher leurs activités révolutionnaires à leur famille ? Se mêlaient-elles de politique ? Etaient-elles en mesure de se moquer de la religion établie ?

Je n’y ai pas cru un seul instant. Et mêmes les pages sur la composition offset ne m’ont pas passionnées.

Un rendez-vous manqué.

L’image que je retiendrai :

La dernière, celle du bâton de Moïse.