Alex-Mot-à-Mots

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Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

Furiously Happy, Chroniques désopilantes sur des choses qui le sont moins

Chroniques désopilantes sur des choses qui le sont moins

Fleuve éditions

19,90
23 mai 2017

Dépression

J’ai beaucoup aimé le chapitre d’introduction qui prévient le lecteur que son auteure souffre de troubles mentaux : au moins, on est au courant.
Certains chapitres m’ont agacé, mais je dois avouer que j’ai énormément ri de certaines situations : sa passion pour les animaux empaillés mais impérativement mort de mort douce ; son rôle de mère si difficile uniquement par rapport aux autres mamans ; son mari si patient.
Tous les épisodes ne sont pas forcément en rapport direct avec la folie, cela rend cette lecture agréable.

L’image que je retiendrai :

Celle du mantra d’espoir que ne cesse de lancer l’auteure : peut-être qu’aujourd’hui cela ne va pas, mais demain sera magnifique et sera vécu plus intensément.

À toi demain, Un polar d'atmosphère bretonne

Un polar d'atmosphère bretonne

Hervé Huguen

Editions du Palémon

5,99
23 mai 2017

Bretagne, policier

Je retrouve avec plaisir le commissaire Baron (découvert dans Le cimetière perdu) qui ne se fie pas aux apparences. Toujours aussi taiseux, il décide de reprendre une enquête après l’acquittement en deuxième instance du présumé coupable.
L’auteur est avocat de profession et passionné de faits divers, et cela se sent dans son écriture : nous suivons le commissaire dans sa découverte et l’exploitation de la scène de crime ; mais aussi le déroulement d’une audience et le public qui y assiste.
Le récit est parfois un peu répétitif et j’ai regretté de ne pas prendre un bon bol d’air breton, mais le contexte et l’atmosphère ne s’y prêtaient pas.
J’ai aimé la conclusion de l’auteur : même 15 ans après, la roue tourne toujours et la mort n’est pas loin. Même si le doute sur l’identité du meurtrier subsiste.

L’image que je retiendrai :

Celle de la maison de la vieille dame, figée dans le souvenir.

DEUX CIGARETTES DANS LE NOIR

Dufresne-Lamy Julien

Belfond

19,00
22 mai 2017

danse, maternité

Au commencement de ce roman, on pense que l’on va lire l’histoire d’une jeune femme un peu désespérée d’accoucher seule. Mais elle renverse quelqu’un sur la route en se rendant à la maternité. Entrent alors dans sa vie et son fils et Pina Bausch.
Son fils Barnabé avec lequel elle a une relation fusionnelle : bon bébé calme, il laisse à sa mère le temps de découvrir la chorégraphe allemande. En effet, Clémentine est persuadée que c’est elle qu’elle a écrasé.
En alternant les chapitres, en décrivant certains des spectacles de Pina, l’auteur nous invite à découvrir la chorégraphe et sa passion effrénée de la danse.
En parallèle, le lecteur s’inquiète avec la mère de Clémentine car son bébé ne grandit plus ni ne parle.
Lier la maternité et la danse dans un roman, quelle gageure. Et pourtant, l’auteur a su me passionner pour cette mère un peu à part.
Le style n’y est pas pour rien : on commence à se couler doucement dans la narration quand, au détour d’une phrase, l’auteur place un adjectif inusité mais qui sonne juste, réveillant son lecteur.
Une lecture qui me restera longtemps en mémoire.

L’image que je retiendrai :

Celle de Clémentine dans les rues pluvieuses de Wuppertal.

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Communardes !, Les éléphants rouges
14,50
22 mai 2017

bande dessinée

Oui, je m’attendais à voir des éléphants dans Paris à la rescousse des Communardes. Quelle déception de ne pas voir mon souhait réalisé…
Alors oui, ce premier volet est l’occasion pour l’auteur de nous montrer Paris pendant le blocus de la Prusse : les femmes du peuple qui ne trouvent plus de travail ; les familles qui se nourrissent de rats ; les riches qui se nourrissent eux des animaux du zoo en consommé.
Bien sûr, les femmes qui veulent aider sur les barricades mais qui en sont empêché par les hommes.
Seule Victorine arrivera à prendre la tête de sa bande, pour un temps seulement.

L’image que je retiendrai :

Celle de la bande de Victorine construisant leur rêve d’éléphants dans un hôtel particulier déserté.

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Kaboul Express
20,00
22 mai 2017

policier, Afghanistan

Je retrouve avec plaisir le commandant Kandar et sa femme infirmière à Kaboul.
Cette fois-ci, l’enquête franco-afghane se déroule sur fond de terrorisme. L’occasion pour l’auteur de nous parler du fameux Kaboul express qui donne son titre au roman : une filière qui permet aux combattants européens de partir combattre au côté de l’EI.
L’auteur nous emmène également visiter l’Afghanistan : une région sous contrôle taliban et ses habitants vivant comme au Moyen Age et, à l’autre bout du pays, une tribu de nomades rattrapée par le progrès.
Le style est fluide et l’on poursuit les méchants à un rythme effréné malgré les embuscades. J’adore !

L’image que je retiendrai :

Celle du vent noir qui peut faire disparaître toute une tribu dans le désert afghan.

http://alexmotamots.fr/kaboul-express-cedric-bannel/