Alex-Mot-à-Mots

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Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

Un enfant plein d'angoisse et très sage
17 février 2017

enfance

Pauvre petit garçon dans son pensionnat en Suisse, qui doit passer ses vacances chez sa grand-mère à Chamonix, car sa maman ne peut l’accueillir pendant les vacances.
Une maman à la carrière prometteuse, patronne d’une entreprise de BTP, nommée depuis peu chef du Syndicat des entrepreneurs, et peut-être futur ministre.
Son père ? Il ne l’a jamais rencontré. Ce lord anglais cultive l’art du fare-niente.
Quant à sa grand-mère qui le recueil à chaque vacances, son passé de chanteuse est bien mystérieux.
Ajoutez à cette galerie de personnages le chien Jojo qui suit le garçon partout ; une blonde dont on ne sait qui elle est vraiment (une psychologue ?) ; un manager qui veut absolument faire revenir la grand-mère sous les feux de la rampe.
L’auteur croque un monde d’adultes pitoyable avec humour.
L’image que je retiendrai :

Celle de la virée en voiture du garçon avec son père en Italie, avec un aller-retour à Monaco.

http://alexmotamots.fr/un-enfant-plein-dangoisse-et-tres-sage-stephane-hoffmann/

Arrêt non demandé
17,00
17 février 2017

nouvelles

Nouvelles ? Roman à six portes ? Comment savoir ?
L’auteur ne manque pas d’humour et croque ses personnages avec talent. J’ai beaucoup ri et souri à la lecture des premières histoires. L’avant-dernière, plus grave, m’a mis mal à l’aise.
Les titres posent question d’entrée de lecture : La dernière nuit du hibou ; La fourchette à poisson.
On sent l’attachement de l’auteur à la ville de Strasbourg (ville que j’aime beaucoup par ailleurs).
Du léger, du plus grave, ne passez pas à côté de ce livre.

L’image que je retiendrai :
La liste des remerciements en fin de volume est fort drôle aussi.
http://alexmotamots.fr/arret-non-demande-arnaud-modat/

De nos frères blessés
17 février 2017

guerre d'Algérie

Le roman commence fort : arrestation, torture, Fernand subit les pires outrages de la part de l’armée française.
Puis le roman alterne entre le récit de la rencontre entre Fernand et Hélène, comme une respiration, et l’emprisonnement de Fernand et son procès.
Le parti communiste reste étrangement muet ; les avocats de Fernand ont même audience chez le Président Coty ; Fernand répète qu’il ne voulait blesser personne avec ses bombes qui ne devaient que détruire du matériel ; ses bombes n’ont même pas explosé ; mais rien n’y fait.
Une citation en début de roman nous apprend que le destin tragique de Fernand Iveton est resté comme une blessure dans la vie de François Mitterand.
L’image que je retiendrai :
Celle d’Hélène se démenant pour rendre visite à Fernand à la prison, forçant l’admiration du directeur.
http://alexmotamots.fr/de-nos-freres-blesses-joseph-andras/

Caillot Gilles

Caïman

15,00
17 février 2017

thriller

Quel roman fort ! Quelle descente aux enfers vivent les personnages.
Des parents à priori comme tout le monde perdent leur fille, tuée par un pédophile. Mais le mari découvre qui est le coupable et décide de se faire vengeance lui-même. Mais sa femme découvre l’homme retenu dans la cave, et l’enfer s’ouvre pour elle aussi.
Sans oublier un amant machiavélique qui tire les ficelles en arrière-plan.
Certains personnages sont un peu caricaturaux (les deux enquêteurs sont brossés à gros traits), mais ce n’est pas le plus important.
Certains passages sont un peu longs et n’apportent pas grand chose à l’histoire, mais le suspens ne faiblit pas.
Une lecture passionnante.
L’image que je retiendrai :
Celle du bracelet électronique du pédophile resté chez lui, alors qu’il est enfermé dans la cave des parents.
http://alexmotamots.fr/la-couleur-des-ames-mortes-gilles-caillot/

Kerbrat-Personnic, Anne-Solen

Palémon

10,00
10 février 2017

enquête, Bretagne

Qui est vraiment Pierre Alleux ? Le doute plane lors de son « évaporation » dans la nature.

Qui lui en veut vraiment ? Menait-il une double vie ?

Un roman plein de suspens du début à la fin.

Je n’avais pas forcément fait le rapprochement avec les évaporés japonais, ces adultes qui disparaissent un jour, sans que jamais personne ne les retrouve. L’auteure place son action en France, et finalement, ça fonctionne plutôt bien.

Je rejoins toutefois l’Oncle Paul et son bémol sur la fin du roman : un peu rapide.

L’image que je retiendrai :

Celle du quai de la gare où tout se joue.

http://alexmotamots.fr/?p=2657