Virginie S. (Libraire)

Rendez-vous à Positano
16 mars 2017

En refermant "Rendez-vous à Positano" nous sommes ivres de sensations, de soleil, les mollets lourds d’avoir escaladé tant de marches… triste d’avoir laissé tant d’amis, c’est dire la force
évocatrice de Sapienza.
Ce dernier texte de l’auteur est sans doute le plus intime (moins fougueux que l’Art de la joie, moins cérébral ou moins engagé que d’autres textes antérieurs). On retrouve bien sûr son exigence envers la vie, sa liberté de ton et d’action mais il s’en dégage une sensibilité, une douceur, une mélancolie comme une patine posée sur ses mots qui nous la rend plus proche, maturité de l’auteur sans doute.
Même si le récit s’achève par «Mais laissons le passé, parle-moi plutôt de toi» injonction d’un vieil ami à Goliarda, c’est bien elle que l’on découvre un peu mieux lorsqu’elle retrace l’histoire de son amitié avec Erica et le village de Positano.
Rendez-vous à Positano prouve une fois encore que Goliarda Sapienza est un auteur majeur de la littérature à découvrir, à lire et à relire.

Le dimanche des mères
28 février 2017

Le dimanche des mères est ce jour particulier, une fois l'an, qu'offrent les maîtres à leurs domestiques.
Or ce dimanche 30 mars 1924, sera particulier à plus d'un titre pour Jane Fairchild. Elle choisit de retrouver son amant, un jeune aristocrate, pour d'ultimes retrouvailles avant que celui-ci n'épouse une jeune femme de son rang. Cette fois, elle pourra entrer dans la demeure familiale par la grande porte, jouir de tout l'espace, découvrir l'immense bibliothèque, déambuler nue, libre infiniment libre...
De cette parenthèse sensuelle, Jane gardera le goût intense de la liberté et cette expérience la marquera définitivement.
Graham Swift livre dans ce court roman bien plus que le récit d'amours ancillaires. Il porte un regard subtil sur un monde en pleine mutation, une réflexion sociale sans manichéisme, et peint avec finesse l'éclosion d'une femme.

L'amie prodigieuse, Tome 2 : le nouveau nom

Tome 2 : le nouveau nom

Gallimard

23,50
28 février 2017

Lecture addictive !

Le Nouveau Nom

Lire E. Ferrante c’est prendre le risque de devenir dépendant, c’est accepter de se coucher tard ou de se lever tôt (c’est selon), tant l’aventure de ce quartier napolitain nous tient en haleine. Récit d’initiation, d’amitié et d’engagement, épopée familiale, cette saga romanesque a un souffle et une grâce uniques.

Un dernier verre au bar sans nom
24,00
28 février 2017

Un dernier verre au bar sans nom
Œuvre Posthume de Don Carpenter.
Ce roman nous plonge au cœur de la vie littéraire sur la côte ouest américaine des années 50 aux années 70. Mettant en scène un couple d’écrivains, D. Carpenter nous parle d’amour, d’amitié, d’illusions et d’espoir, mais surtout de la fragilité de nos existences. Porté par une écriture fluide ce récit se lit d’une traite.

Née contente à Oraibi
18 février 2017

"Née contente à Oraibi" est sans doute la plus belle surprise de ce début d'année. L'auteur nous convie en territoire amérindien à la rencontre du peuple Hopi.
Dans les pas de la jeune Tayatitaawa, nous découvrons des rites étranges, une cosmogonie
fabuleuse, une organisation du clan étonnante, et surtout, un rapport au monde et à la terre
fascinant.
Le chemin de Tayatitaawa, notamment, jeune orpheline de père, nous interpelle. Sa quête,
ses errances, le corps qui parle quand la douleur de l'absence se fait trop intense, sa nécessaire résilience enfin, pour avancer et grandir raconte le deuil de manière universelle.
Enfin, le regard que pose Bérengère Cournut, bienveillant, pudique, jamais savant ni folklorique en fait un récit lumineux et poétique.