Le Carnet À Spirales .

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Les lectures de l'équipe du Carnet à spirales pour vous aider dans vos choix, vous accompagner dans vos nuits blanches, dans vos heures d'évasions romanesques.
Peu adeptes des étoiles nous avons décidé d'en donner 5 par défaut à nos recommandations.
Au plaisir de vous lire et de vous recevoir au Carnet à spirales

Les esprits de l'escalier
12 février 2020

Quand on est un vieux fantôme on hante les mêmes endroits, on a tout vu et tout vécu. Mais lorsque qu’une jeune fantôme arrive et que l’on est pas tombé amoureux depuis longtemps cela peut nous perturber et nous laisser (littéralement) sans voix.
De belles illustrations et un joli texte pour parler d’amour.

Dévisagée

Gallimard Jeunesse

18,50
12 février 2020

Une écriture poignante pour aborder un sujet fort : les grands brûlés. Ava a survécu à l'incendie de sa maison mais 60% de sont corps a été brûlé. Elle est couverte de cicatrices, et sont visage est défiguré... Les médecins et sa tante la force à reprendre le lycée, ce qu'elle accepte à contre cœur. Là bas elle se lie d'amitié avec Piper, une accidentée elle aussi, et Asad, un fan de comédie musicale. Mais tout le monde au lycée n'est pas aussi compréhensif et tolérant que ses deux amis...
"Dévisagée" c'est l'histoire d'un combat pour réapprendre à vivre après une telle tragédie. Ava est déterminée et poussée par ses amis elle va tout faire pour reprendre une vie "normale".

Le Théâtre des nuits
4 février 2020

Soldat Antoine Rivière. Matricule Seine 2B 5708. Répété comme un mantra pour ne pas s’abandonner à des images de bonheur qui porteraient la poisse et qui n’ont qu’un seul visage, celui de Blanche, unique salut dans le bourbier de 1916. Ces deux-là, leur amour naît du théâtre puisque Blanche fait partie du Théâtre aux Armées autorisé à se produire non loin du front pour offrir du réconfort aux Poilus. Blanche, aux côtés des plus grandes actrices de l’époque, tient son destin entre les mains, ce théâtre est son tremplin. Elle brûle les planches et enflamme le cœur d’Antoine. Une nouvelle fois, les mots de Carl Aderhold emportent. Ils honorent les comédiens et le théâtre, chers à l’auteur, disent tout de l’amour, même quand celui-ci s’épanouit dans les tranchées, révèlent les fêlures, les craintes, les attentes d’hommes et de femmes qui aspirent juste à vivre. Un roman fort dont la dernière page, à n’en pas douter, vous obligera à relire les premières.

In Pages des libraires - Janvier 2020

SHADOWSCENT - TOME 1 LE PARFUM DE L'OMBRE

Freestone P.M.

La Martinière Jeunesse

21,00
4 février 2020

Plongez dans l’Empire d’Aramtesh où les us et coutumes tournent autour des senteurs et des parfums. Nous y rencontrons Rakel qui a ce que l’on appelle un « nez » : elle est capable de reconnaître et de différencier toutes les odeurs qui s’offrent à elle.
Ash quant à lui, est le Bouclier du prince héritier, son protecteur et son ami. Tous deux vont se rendre dans la cité d’origine du prince. Mais au cours de ce séjour ce dernier est victime d’un complot et est empoisonné. Rakel est immédiatement accusée de cette tentative de meurtre. Elle n’aura pas d’autre choix que de fuir et tenter de trouver un remède pour le prince. Ash l’accompagnera dans cette quête où les jours seront comptés.
Avec ce roman l’autrice nous emmène dans un monde fantastique et mystérieux, où les fragrances et les arômes prédominent dans le système social, politique et religieux. Un roman à l’intrigue bien travaillée, à l’écriture fluide, qui mettra vos sens en éveil.

CORRESPONDANCE - (1944-1959)
15 janvier 2020

Catherine Camus met en lumière la relation fusionnelle que vivaient éperdument son père, Albert Camus, et l’actrice Maria Casarès en autorisant la publication d’une correspondance volumineuse, transcendante, lumineuse.

« À bientôt ma superbe. […] Je t’embrasse, je te serre contre moi jusqu’à mardi où je recommencerai. » Ce sont les derniers mots de l’ultime lettre d’Albert Camus à Maria Casarès écrite le 30 décembre 1959, quelques jours avant le décès brutal de l’écrivain. L’histoire a commencé quinze ans plus tôt pendant les répétitions de la pièce de Camus, Le Malentendu, dans laquelle la brune et sensuelle actrice joue le rôle de Martha. Contrairement à ce personnage, qui n’a jamais connu l’amour et dont « personne n’a embrassé [la] bouche », Maria Casarès et Albert Camus s’enflamment littéralement. Cette passion dévorante donne naissance à une correspondance aussi incendiaire qu’abondante qui s’étale entre 1944 et 1959, interrompue malgré eux pendant quatre ans. Les amants renoncent en effet à cette folie amoureuse car Camus est marié et le retour d’Algérie de sa femme Francine les contraint à mettre fin à leur relation physique et épistolaire. Mais en 1948, le hasard ou le destin les réunit et cette fois ils ne se quitteront plus, même si leurs obligations familiales et professionnelles les éloignent souvent. Certes, Camus, séducteur invétéré, aimait les femmes, ce n’est un secret pour personne, à commencer par sa propre mère, son premier amour. Il eut évidemment plusieurs maîtresses mais c’est Maria la volcanique, Maria la solaire, qui fut « l’Unique » comme il la surnommait. En témoigne ce document impressionnant, preuve irréfutable d’un amour inconditionnel et incandescent mais aussi d’un amour spirituel et intelligent nourri de leur passion conjointe pour le théâtre, leur goût de la justice, leurs questionnements sur l’existence et leur souffrance de l’exil avec, en une sorte de filigrane, cette citation de Camus : « Je ne connais qu’un devoir et c’est celui d’aimer ».
In "Page des libraires" - novembre 2017