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Sous ce titre accrocheur se cache un essai bien senti sur la libre (très libre mais alors libre) entreprise. Ou plutôt sur la liberté de l'entrepreneur. Ou plutôt sur la liberté tout court. A 29 ans, Nicolas Trüb s'est mis à son compte, pour ne plus avoir à en rendre. Il raconte comment se jouer et se déjouer des pièges qui attendent les jeunes entrepreneurs de tous poils et de tous âges. Son livre, malin comme ses inventions, se lit d'une traite et donne le sourire, et de l'élan.
Vous les aidiez à traverser ? Vous leur cédiez votre place dans le bus ? Vous alliez même leur faire la lecture à vos heures perdues, le samedi ou le dimanche après-midi, le sourire en bandoulière. Vous vous sentiez redevable des personnes plus âgées que vous, admiratifs des centenaires ? C'était avant. Avant 2072. Avant de lire le premier roman d'Anne Maro, "Solution terminale". Avant de comprendre qu'un jour prochain, les plus que centenaires régiraient le monde, et prendraient à leur service et en esclavage les plus jeunes. Tous.
Mais ce n'est qu'un roman bien sûr. Vous n'avez pas honte de ne pas céder le haut du trottoir ?
Il faudrait pouvoir prendre le temps de le savourer, ce nouveau livre de Sylvain Tesson. A son image, en ermitage dans une cabane perdue au fond des bois, au pied d'un lac de Sibérie.
Il faudrait pouvoir le lire à la fenêtre, en levant la tête pour épier les oiseaux et le coude pour siroter son thé fumant.
Et surtout, il faudrait pouvoir croiser sa lecture avec les grands textes qui jalonnent "Dans les forêts de Sibérie", ceux de Segalen, Mishima, Lao Tseu, Giono, Jünger...
Mais difficile de prendre le temps de la contemplation tant son journal de bord de six mois passés sur les rives du lac Baïkal est passionnant. Il se lit d'une traite, comme une vodka : cul-sec.
Ce qui est peut-être le plus impressionnant, chez Aira, c'est son habileté à passer d'un sujet à l'autre, d'un style à l'autre, dans chacun de ses romans, comme si une fois que le sujet était en place dans sa tête, c'est son stylo qui la racontait...
Ce roman, autobiographique, a pour cadre la Virginie des années 50-60, époque de la jeunesse de Robert Goolrick, dans une banlieue américaine de classe moyenne.
Les parents de Robert sont les personnes les plus admirées, pour ne pas dire les plus adulées, de leur petite société.