Groenland Vertigo

Hervé Tanquerelle

Casterman

  • par (Libraire)
    11 novembre 2017

    Hervé Tanquerelle est invité à participer à une expédition au groenland, avec des scientifiques, un auteur (Jorn Riel qu'il connait car il a adapté ses romans en bd), et un metteur en scène. Le but est de réaliser une performance artistique sur place. Mais car il y a un mais, cela ne va pas se dérouler comme prévu, pour notre plus grand plaisir...
    Un clin d'oeil assumé et sympathique à Hergé avec Jorn Riel en capitaine Haddock un petit bijou

    Franck


  • par
    29 septembre 2017

    Voilà une bande dessinée bien plaisante, qui joue pas mal avec les références du genre. De l'aventure, de l'humour, on pourrait se croire dans Tintin, surtout si je vous parle d'un vieil écrivain baroudeur et barbu prêt à tout pour une bonne bouteille de whisky, d'un dessinateur maladroit -il est seul et n'a pas de grosse moustache, sinon on aurait pu croire à un Dupond ou un autre Dupont. Les paysages blancs et encore peu abimés par l'homme sont bien présents, le message sur la préservation de la planète est léger mais néanmoins bien là lui aussi. S'il met sans doute pas mal de lui dans Georges, il ne nous cache pas ses angoisses avant de prendre la décision de partir, jusqu'au dernier moment et même pendant le voyage.

    Tanquerelle est né à Nantes, quelle bonne idée, mais ce n'est pas pour cette raison que je trouve son album très bien. Non, même si un peu de chauvinisme ne nuit pas, son ouvrage est bien tout simplement parce que j'ai passé une heure très agréable au Groenland, j'ai ri, souri et apprécié les aventures de ses personnages bien sympathiques -enfin, pas tous mais je laisse un peu de suspense.


  • 26 février 2017

    Sous le signe de Tintin

    Dans le port d’Húsavik, au nord de l’Islande, quatre marins, un géologue, un ornithologue, une équipe vidéo, un cuisinier et un écrivain danois embarquent sur la goélette Aurora. Le dessinateur nantais Georges Benoit-Jean a pour tâche d’illustrer cette expédition au milieu des glaces flottantes de l’Océan arctique, financée par le peintre et sculpteur Ulrich Kloster. L’artiste allemand défend l’art et l’environnement à travers son ultime création. Autour de ce projet aux allures de happening monumental, Georges Benoit-Jean confronte son quotidien d’atelier à la vie marine, aux Scandinaves et aux grands espaces. À bord de ce navire en bois, le citadin découvre les gestes élémentaires de survie, l’aquavit et le silence du Groenland. La présence à ses côtés de Jørn Freuchen lui permet de goûter à leurs justes mesures ces nouveaux éléments. Freuchen, un ancien résident des Grands Nords, a couché sur le papier tous les racontars et autres aventures entendus pour devenir écrivain.

    Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u


  • par (Libraire)
    4 février 2017

    De Jørn Riel à Hunter S. Thompson en passant par Hergé

    Alors qu'il rêvasse devant sa feuille blanche dans son appartement de Nantes, Georges Benoît-Jean, dessinateur flegmatique, reçoit un appel lui proposant d'embarquer pour une expédition artistico-scientifique dans le Parc National du Groenland. C'est plein de réserve qu'il va se lancer dans cette aventure et découvrir le mal de mer, les tours de garde et la vie arctique, le tout en compagnie -entre autres-, d'un écrivain amical et alcoolique et d'un artiste allemand paranoïaque et tyrannique.

    Cette comédie d'aventure, en partie autobiographique, se révèle être un album de très grande qualité, et un bel hommage, empruntant à Hergé pour le style visuel et Jørn Riel pour le scénario.

    Résolument drôle, plein de situations rocambolesques, "Groenland Vertigo" est un road-strip léger et une belle invitation au voyage.


  • par (Libraire)
    13 janvier 2017

    Conseillé par Jenny

    L'histoire d'amitié entre Hervé Tanquerelle et Jørn Riel est née il y a quelques années avec l'adaptation en bande dessinée des fameux « racontars » de l'écrivain Danois. Dans "Groenland Vertigo", Hervé Tanquerelle nous raconte comment, alors qu'il est en mal d'inspiration, une invitation inattendue va l'amener très loin de chez lui. Le voici en effet associé à une expédition maritime au départ de l'Islande à destination du Groenland, terre de prédilection de Jørn Riel. Outre nos deux compères et l'équipage du bateau, Ulrich Kloster un sculpteur allemand pour le moins paranoïaque ainsi que son assistant font également partie du voyage, d'ailleurs financé essentiellement par l'artiste. Obsédé par la performance qu'il veut exécuter sur un glacier afin de dénoncer l'exploitation pétrolière, Ulrich Kloster ne va pas faciliter la vie de l'équipe.

    Tanquerelle, Georges dans l'histoire, se présente comme un homme attachant mais d'une maladresse inouïe, qui s'adapte tant bien que mal à la vie sur un bateau. Cependant si son personnage se lie très vite d'amitié avec les membres de l'équipage, ses relations avec l'artiste fou se compliquent rapidement .

    Une quête de bouteilles de whisky d'une autre époque, la destruction d'un précieux carnet, un geyser de pseudo-pétrole et une mystérieuse disparition, voilà de quoi sera fait cette expédition, racontée de matière truculente et ponctuée de gags qui ne sont pas sans nous rappeler le duo Tintin/Capitaine Haddock.
    Ajoutons que la mise en couleur d'Isabelle Merlet vient sublimer les paysages dans lesquels évoluent, dans un contraste réussi, des personnages dessinés dans une tradition de ligne claire proche de celle de Hergé.
    "Groenland Vertigo" vient confirmer la maturité d'un artiste complet.