Croire aux fauves

Croire aux fauves

Nastassja Martin

Verticales

  • par (Libraire)
    21 janvier 2021

    Avec ce livre l'auteur signe une remarquable analyse de son expérience avec un ours. Au delà de son combat, N. Martin évoque le bouleversement psychologique, le visage défiguré mais aussi cette part d'ours qui est désormais en elle ! Tout simplement passionnant !


  • par (Libraire)
    3 novembre 2020

    "Un jour la lumière s'est éteinte et les esprits sont revenus"

    A partir d'un évènement réel, un choc terrible entre deux singularités, naît un récit atypique qui interroge des zones frontières : humain/bête, civilisation/nature, rêve/réalité. Si la première partie du récit évoque le drame et la reconstruction physique de l'auteur vient dans un deuxième temps des interrogations et le besoin de trouver un sens à cette rencontre.
    Les Evènes, peuple de Sibérie qui accueille Nastassja Martin depuis plusieurs mois l'ont surnommé "Mathuka", l'ours, et la bête s'invite également dans ses rêves bien avant le contact... troublant non ?
    L'auteur amène le lecteur sur des chemins inattendus et convoque un fond animiste que partagent certains peuples qui conservent un lien avec les puissances à l’œuvre dans la nature. Une première lecture est loin d'épuiser "Croire aux fauves", récit bref d'une incroyable densité et hanté par des âmes sauvages d'une insondable profondeur.


  • 26 juin 2020

    Blessée au visage par un ours lors d'un travail de terrain en Sibérie, l'anthropologue Nastassja Martin fait le récit de sa transformation et nous conte ce fascinant "baiser" de l'ours. Un texte puissant nourri de mythes et de rêves. Un extraordinaire voyage dans cet "entre-deux-mondes".


  • par (Libraire)
    9 juin 2020

    « Croire aux fauves » est le récit que fait Nastassja Martin d'un événement qui lui est arrivé en 2015 : celui de sa rencontre avec un ours en Russie – l'ours l'attaque au visage mais lui laisse la vie sauve. A partir de là, l'auteur, anthropologue, nous raconte certes sa reconstruction mais surtout interroge son rapport à l'animal, et comment, en quelque sorte, une partie de l'ours vit désormais en elle.
    Ceux qui me connaissent un peu savent le rapport que j'entretiens en tant qu'humaine avec le monde animal. La semaine dernière, cela faisait tout juste 13 ans qu'une renarde est entrée dans ma vie pour n'en plus repartir. Je suis habitée par l'esprit du renard comme Nastassja Martin par son ours. Et son livre me rouvre les portes de l'envie.
    Croire aux fauves. Comme une évidence. Comme une libération.

    Caroline B.


  • par (Libraire)
    21 mai 2020

    Inclassable, et d'actualité...

    Nastassja Martin est une jeune anthropologue française, élève de Philippe Descola spécialiste de la nature. Elle étudie les peuples nomades, animistes du Kamtchaka en Russie, et pour cela elle vit avec eux et partage leur mode de vie totalement en phase avec leur environnement.
    En 2015, elle part seule dans les montagnes et rencontre un ours, une rencontre qui aurait pu lui être fatale.
    Dans ce récit de vie, cette femme exceptionnelle, relate son cheminement et son retour à la vie. Étrange et passionnant quand elle parle de ses opérations en Russie et en France (on sent chez elle un amour profond pour la Russie), par ses réflexions sur le sens à donner à cette "rencontre". Une réflexion très originale, fortement inspirée de l'animisme pour qui "on partage une âme en commun avec tous les êtres non-humains" qui nous entourent. Ce récit prend encore plus de force aujourd'hui, pendant cette épidémie du coronavirus qui bouleverse nos vies. Comment penser notre rapport aux autres, végétaux, animaux, au vivant, avec un peu plus d'humilité...?
    Un livre intense, inattendu, et joyeux !

    Vanessa


  • par (Libraire)
    4 mai 2020

    Dans la gueule de l'ours

    Une rencontre au détour d'une forêt. Des rêves comme autant de lectures du rapport aux vivants. Nastassja Martin nous propose d'envisager les relations entre les espèces vivantes et d'interroger notre animalité en faisant d'une expérience traumatique et de sa convalescence un rite initiatique, une autre lecture du monde contemporain.
    Elle explique qu'une autre façon d'envisager le rapport au monde est déjà en marche depuis très longtemps : il est Evène, Inuit, ou autres.
    Une lecture captivante, une belle approche par l'anthropologie.


  • par (Libraire)
    20 avril 2020

    Inclassable... inoubliable...

    Ce texte est une initiation pour son lecteur ! Certes Nastassja Martin nous raconte sa rencontre avec un ours au fin fond du Kamchatka, rencontre qui la défigure mais ne la tue pas, changeant sa vie pour toujours, mais surtout elle interroge la limite entre l'humain et l'animal en chacun de nous et c'est en ça qu'elle modifie son lecteur à jamais car vous aussi ne pourrez couper à cette remise en question.
    Un texte d'une grande finesse et d'une grande force. Un texte court mais à la puissance redoutable ! UN TRES GRAND LIVRE.
    Librairie La Promesse de l'Aube


  • par (Libraire)
    30 décembre 2019

    Un texte inclassable

    Voilà un texte étonnant, inclassable, mêlant récit intime (l'auteure a rencontré un ours qui l'a défigurée ; elle nous raconte comment elle a survécu à cette attaque) et éléments d'analyse de cet événement. L'anthropologue nous emmène au Kamtchatka, où elle est retournée peu de temps après dans la famille évène qu'elle suivait pour son travail. Nous découvrons un monde aux conditions extrêmes où règne l'animisme. C'est passionnant et qui plus est très bien écrit !

    Laëtitia


  • par (Libraire)
    7 décembre 2019

    Récit coup de poing

    Ce livre happe dès les premiers mots. Il faut dire que l'évènement est de taille... Une femme rencontre un ours, un ours rencontre une femme, et les limites de leurs corps respectifs en sont trouées, mêlées peut-être.
    Une expérience vécue que l'anthropologue Nastassja Martin nous transmet avec beaucoup d'intelligence et de sensibilité.
    Elle ouvre les perceptions.


  • 31 octobre 2019

    Conseil d'une chouette lectrice !

    Elle sait qui me visite quand je dors; je lui raconte au petit matin les ours de ma nuit, familiers, hostiles, drôles, pernicieux, affectueux, inquiétants. Elle écoute en silence. Elle rit de me voir accroupie dans les buissons de baies avec mes cheveux blonds qui dépassent des feuillages, tu as comme une fourrure elle me dit chaque fois. Elle compare mon corps musclé à celui de l'ourse; elle se demande qui de l'une ou de l'autre dort dans le terrier de son double."
    Un très beau texte de résilience dans une zone incertaine, liminaire, celle des montagnes du Kamtchatka. Un trait d'union improbable entre la femme anthropologue en proie à l'ours dans la toundra d'altitude. C'est le contenu du cahier noir qu'elle nous confie, un état de corps et d'esprit où il n'y a que l'amour qu'il faille rappeler à nous pour continuer à vivre.
    Une forme fauve de moments âpres, initiatrice du trouble intérieur au fil des pages.
    Croire aux fauves de Nastassja Martin, éd Verticales.


  • par (Libraire)
    26 octobre 2019

    Baiser sanglant

    Se faire attaquer par un ours, c'est rare. Y survivre, encore plus.
    Dans Croire aux fauves, l'anthropologue Nastassja Martin raconte cette rencontre, ce baiser sanglant qu'elle a subi dans les montagnes du Kamtchatka. Rencontre ? Baiser ? Attaque ? Si on ne sait pas trop comment qualifier cet événement, c'est que ce livre nous prend à contre-pied. Alors que les tables des libraires croulent sous les témoignages post-traumatiques de victimes d'accidents, de maladies, d'attentat, Nastassja Martin nous fait le récit d'une naissance, d'une révélation. Ce monde n'est pas celui des humains. Il est celui des bêtes, dont nous sommes, celui des esprits qui dialoguent et fusionnent. C'est un livre chamanique, souvent bouleversant, souvent drôle dans le décalage frappant entre un corps médical largué, des proches hébétés, et la sérénité de miedka, celle qui est "marquée par l'ours" et "qui vit désormais entre les deux mondes". Nastassja Martin est précise, limpide, si bien qu'à la fin de votre lecture, ça ne fait aucun doute, vous aussi, vous croirez aux fauves.