Croire aux fauves

Croire aux fauves

Nastassja Martin

Verticales

  • par (Libraire)
    30 décembre 2019

    Un texte inclassable

    Voilà un texte étonnant, inclassable, mêlant récit intime (l'auteure a rencontré un ours qui l'a défigurée ; elle nous raconte comment elle a survécu à cette attaque) et éléments d'analyse de cet événement. L'anthropologue nous emmène au Kamtchatka, où elle est retournée peu de temps après dans la famille évène qu'elle suivait pour son travail. Nous découvrons un monde aux conditions extrêmes où règne l'animisme. C'est passionnant et qui plus est très bien écrit !

    Laëtitia


  • par (Libraire)
    7 décembre 2019

    Récit coup de poing

    Ce livre happe dès les premiers mots. Il faut dire que l'évènement est de taille... Une femme rencontre un ours, un ours rencontre une femme, et les limites de leurs corps respectifs en sont trouées, mêlées peut-être.
    Une expérience vécue que l'anthropologue Nastassja Martin nous transmet avec beaucoup d'intelligence et de sensibilité.
    Elle ouvre les perceptions.


  • 31 octobre 2019

    Conseil d'une chouette lectrice !

    Elle sait qui me visite quand je dors; je lui raconte au petit matin les ours de ma nuit, familiers, hostiles, drôles, pernicieux, affectueux, inquiétants. Elle écoute en silence. Elle rit de me voir accroupie dans les buissons de baies avec mes cheveux blonds qui dépassent des feuillages, tu as comme une fourrure elle me dit chaque fois. Elle compare mon corps musclé à celui de l'ourse; elle se demande qui de l'une ou de l'autre dort dans le terrier de son double."
    Un très beau texte de résilience dans une zone incertaine, liminaire, celle des montagnes du Kamtchatka. Un trait d'union improbable entre la femme anthropologue en proie à l'ours dans la toundra d'altitude. C'est le contenu du cahier noir qu'elle nous confie, un état de corps et d'esprit où il n'y a que l'amour qu'il faille rappeler à nous pour continuer à vivre.
    Une forme fauve de moments âpres, initiatrice du trouble intérieur au fil des pages.
    Croire aux fauves de Nastassja Martin, éd Verticales.


  • par (Libraire)
    26 octobre 2019

    Baiser sanglant

    Se faire attaquer par un ours, c'est rare. Y survivre, encore plus.
    Dans Croire aux fauves, l'anthropologue Nastassja Martin raconte cette rencontre, ce baiser sanglant qu'elle a subi dans les montagnes du Kamtchatka. Rencontre ? Baiser ? Attaque ? Si on ne sait pas trop comment qualifier cet événement, c'est que ce livre nous prend à contre-pied. Alors que les tables des libraires croulent sous les témoignages post-traumatiques de victimes d'accidents, de maladies, d'attentat, Nastassja Martin nous fait le récit d'une naissance, d'une révélation. Ce monde n'est pas celui des humains. Il est celui des bêtes, dont nous sommes, celui des esprits qui dialoguent et fusionnent. C'est un livre chamanique, souvent bouleversant, souvent drôle dans le décalage frappant entre un corps médical largué, des proches hébétés, et la sérénité de miedka, celle qui est "marquée par l'ours" et "qui vit désormais entre les deux mondes". Nastassja Martin est précise, limpide, si bien qu'à la fin de votre lecture, ça ne fait aucun doute, vous aussi, vous croirez aux fauves.