Romain P. Libraire

En voici un ouvrage ambitieux !
Avec brio, l'auteur nous transporte dans les rouages du pouvoir en une période faste pour le Capitalisme : la fin des années 80, le début des années 90. Avant la guerre du Golfe (la première, celle du père), l'argent est là, tout est à vendre, plus qu'à se servir ! Un couple va tenter sa chance...
Dans un rythme fou et maitrisé, une formidable histoire d'amour pour un prix dérisoire (23,50 euros... tout se vend, je vous dis) !

Alex-Mot-à-Mots
amour, banque

J’ai dévoré ce roman comme une pâtisserie jamais écœurante.

Est-ce le cadre ? Est-ce le cadre ? Genève et ses banques, ses couples sans difficultés financières, ses femmes aux corps parfaits, ses salons feutrés.

Sont-ce les personnages ? Aldo prof de tennis et gigolo en hiver ; Svetlana et sa fille qu’elle élève seule ; Odile folle éperdue d’Aldo et prête à tout pour lui ; Christophe Noir banquier sans scrupule ; le couple Horst et Julia ; Mimi la corse qui règle les problèmes elle-même.

Est-ce le récit qui se met en place lentement : on entre dans l’intimité de chaque personnage jusqu’au gros coup final.

Est-ce le ton si spécial : le narrateur prend à partie le lecteur, anticipe, joue avec ses nerfs.

Il est beaucoup question des romans de Charles-Ferdinand Ramuz, auteur helvétique que je n’ai jamais lu.

Même si la haute finance est un mystère pour vous comme pour moi, l’auteur réussi le tour de force de passionner le lecteur avec des personnages attachants ou repoussants et une narration vivante.

Quelques citations :

La jalousie. Souffrance à l’état pur. (p.186)

Le problème avec la vie qui avance, c’est qu’elle soustrait les possibles. (p.268)

(…) un des thème du roman est aussi celui de la superficialité au croisement de la tragédie. (p.271)

L’image que je retiendrai :

Celle du collier Tiffany dans un des coffre de la Banque.

https://alexmotamots.fr/la-soustraction-des-possibles-joseph-incardona/