Conseils de lecture

Le dernier pisteur, La caverne aux araignées

La caverne aux araignées

Philippe Auzou

5,50
par (Libraire)
18 janvier 2017

Zak, l'Ourse et l'Araignée

Le royaume de Sombresecret vit sous la coupe du cruel Nokta. Les pisteurs, derniers garants de l'équilibre, sont décimés, et dans l'ombre la menace s'éveille... Zak, apprenti pisteur prometteur, est prêt à tout pour sauver son maître en danger de mort. Aidé par l'Ourse, sauvée du cirque, notre jeune héros s'élance dans l'aventure. Mais les ennuis ne font que commencer...
Dans cette nouvelle série de Pascal Brissy, nous suivons un personnage sympathique, pas sans peur mais sans reproche, confronté à de grands dangers. Action, mystère et araignées géantes se mêlent pour donner envie aux jeunes lecteurs de découvrir la suite de l'intrigue. Le lien des personnages avec la nature et les animaux enrichit ce joli roman, que l'on conseillera comme premier texte fantastique à des lecteurs de 8-9 ans.


Des âmes simples
18,00
par (Libraire)
18 janvier 2017

Au fin fond des Pyrénées, un homme s'arrête dans un monastère à la rencontre de Frère Pierre, garant de la paix, de l'humanisme de ce lieu. Dans ces contrées reculées, cet homme connaît les secrets de chacun, il est une oreille, une aide.
Ce roman, dans un temps suspendu comme un jour de tempête de neige, invite à la réflexion, à questionner le monde qui nous entoure, l'évolution de la société. La vie est certes difficile, les combats se heurtent souvent à des moulins à vent mais l'entraide est toujours possible et devient même salvatrice.
Ce livre est une magnifique pause dans ce monde en hyperactivité.


Le jour se lève et ce n'est pas le tien
20,00
par (Libraire)
18 janvier 2017

Vous cherchez LE roman pour votre voyage à Cuba. Vous aimez l'histoire cubaine. Ou vous aimez simplement des histoires romanesques, un brin haletantes, un brin romantiques. Lisez ce livre !
Leonard, médecin à New-York, enterre sa mère, sa seule famille. Il n'a aucune idée de l'identité de son père. Et s’il avait été l’un des piliers de la révolution cubaine ?
Nous voyageons entre deux époques, le Cuba de 1959, année de la victoire de la révolution et d’une histoire d’amour passionnée entre Dolores et Camilo, et les années 2010 où Leonard part en quête de son identité, sur les traces de ses parents.
Les puristes seront peut-être décontenancés par une certaine liberté historique. Fidel Castro n'est de toute manière plus là pour contredire. Et comme le dit Caryl Ferey à propos de ce livre : "Laissez-vous prendre au piège".


Troisième Personne
10,00
par (Libraire)
16 janvier 2017

Triumvirat

Valérie Mréjen évoque avec acuité et délicatesse l'arrivée d'un premier enfant, de la naissance à ses premiers pas.
Si l'émotion est palpable, elle n'est pas dégoulinante et son texte vaut tous les manuels de savoir faire avec un enfant.
L'auteur réserve son talent à son sujet et soigne son style pour nous inviter à prendre de la distance et à aiguiser notre regard.
Le bébé est une personne. Considérons-le comme tel et offrons ce livre à tous les parents.


La tristesse des anges
8,20
par
2 décembre 2016

Voilà trois semaines que le Gamin est installé dans le confort douillet de la maison de Kolbeinn et Helga. Il aide à la buvette, va faire les courses et le, soir, il fait la lecture pour le vieux capitaine aveugle. Mais il n'en a pas encore fini avec le froid et la neige. Jens, le postier, doit livrer le courrier dans les fjords du Nord, ''là où l'Islande prend fin pour laisser place à l'éternel hiver''. Une partie de la route se fait par voie de mer et Jens n'a pas le pied marin. Il lui faut un compagnon qui sache mener une barque et ce sera la mission du gamin. Le géant taiseux et le freluquet amoureux des mots partent donc aux confins du pays, dans la solitude des grands espaces blancs...

Roman du froid et de la neige, cette ''tristesse des anges'' qui brouille le paysage, dissimule les crevasses mortelles, transit les hommes jusqu'à la moelle, peut tuer aussi sûrement qu'une arme, ce deuxième tome de la trilogie de Jon Kalman Stefanson est tout aussi poétique que le premier. On y retrouve le Gamin, toujours en deuil de son ami Bàrður, toujours réticent à profiter de sa nouvelle vie quand tous ses proches ne sont plus de ce monde. Pourtant, la chaleur, la poésie, les livres, l'éveil des sens grâce à la belle Ragnheiður, font désormais partie de son quotidien si différent de la rude vie de pêcheur qu'il a laissée derrière lui. Quand il doit à nouveau se frotter à l'hostilité des éléments, il le fait en pleine conscience, certain de pouvoir traverser le pire grâce au pouvoir des mots qui emplissent sa tête et son âme. Le chemin est semé d'embûches et le Gamin s'interroge sur le sens de la vie dans cette contrée si peu faite pour l'homme. Pourtant, dans cet éternel hiver qui laisse si peu de place à la lumière, une lueur d'espoir persiste. Des hommes et des femmes y vivent, y élèvent des enfants, y rêvent de printemps. Porté par les poèmes qu'il se récite sans fin, stimulé par la chaleur humaine qui existe sous la glace, le Gamin suit sa route pour relier les humains par des lettres, des journaux, des traces du monde.
Hommage aux mots, à la littérature et aux traditions littéraires islandaises, La tristesse des anges glace le sang autant qu'elle réjouit le cœur. Il y a de la poésie, de la beauté, de la neige, du froid et aussi tellement d'humanité dans ces pages que l'on peine à quitter ces terres islandaises, surtout que le doute persiste sur le sort du Gamin et de Jens que la tempête malmène plus que de raison. De la grande littérature !