Les maréchaux de Napoléon
EAN13
9782916385938
ISBN
978-2-916385-93-8
Éditeur
Napoléon 1er éditions
Date de publication
Collection
DIFFUSES NAPOLE
Nombre de pages
98
Dimensions
19 x 26 x 1 cm
Poids
392 g
Langue
français
Fiches UNIMARC
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L'histoire des maréchaux de Napoléon est une fabuleuse saga sans équivalent dans nos annales. Apparemment, elle relève du seul domaine militaire et de la prosopographie (étude d'un ensemble de grands personnages). En réalité, elle est si étroitement liée à l'avènement de l'Empire en 1804, à son expansion et à sa chute qu'elle en offre une illustration générale et exemplaire avec ses points forts, ses faiblesses et ses ambiguïtés.
Mais d'abord, pourquoi le maréchal de l'Empire occupe-t-il dans les esprits une place exceptionnelle ? Si l'on veut faire une comparaison de statut, on peut la trouver dans l'Eglise : le maréchal est au général ce que le cardinal est à l'évêque. L'évêque dirige un évêché et, cardinal, il se tient près du pape en faisant partie du Sacré collège, tout comme le maréchal commandant de corps d'armée sur le terrain est grand officier de l'Empire à la cour.
Si l'on veut tenter une approche nationale, on peut dire qu'il fait partie, comme l'académicien français ou naguère encore l'acteur de la Comédie française, de ces groupes de personnes qui incarnent l'excellence, pour le pays et dans le monde. Si l'on veut se replacer dans une chronologie patriotique, le maréchal de l'Empire s'inscrit (ou au moins s'inscrivait) dans le livre de nos souvenirs scolaires entre le Grand Ferré, Du Guesclin, Bayard, le chevalier d'Assas ou le tambour Barra, comme une image d'Epinal.
Ainsi, le maréchal de l'Empire est-il à la fois un mythe et un membre d'une petite équipe d'hommes bien réels, l'archétype du héros militaire et un compagnon inséparable de Napoléon chef de guerre. Il fait penser irrésistiblement aux preux chevaliers qui entouraient le roi Arthur. En ordonnant la fabrication d'un guéridon en porcelaine orné de son portrait et de ceux de quelques-uns, dénommé " table d'Austerlitz " mais qu'on appellera communément " la table des maréchaux ", l'Empereur n'a-t-il pas voulu rappeler cette légende ?

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