T-REX
EAN13
9782809800227
ISBN
978-2-8098-0022-7
Éditeur
Archipel
Date de publication
Collection
SUSPENSE
Dimensions
24 x 15 x 0 cm
Poids
530 g
Langue
français
Langue d'origine
anglais
Code dewey
849
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Le Codex, L'Archipel, 2007.

Jennie, Robert Laffont, 1997.

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Danse de mort, L'Archipel, 2007.

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Ce livre a été publié sous le titre

Tyrannosaur Canyon

par Forge, New York, 2005.

www.editionsarchipel.com

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eISBN 978-2-8098-1166-7

Copyright © Splendide Mendax Inc., 2005.
Copyright © L'Archipel, 2008, pour la traduction française.

PROLOGUE

Décembre 1972
Vallée Taurus-Littrow
Mer de la Sérénité
La Lune

Le 11 décembre 1972, la dernière mission habitée du programme Apollo alunissait sur le site de Taurus-Littrow, vallée spectaculaire entourée de montagnes au bord de la mer de la Sérénité. La zone, composée de collines, de cratères, de roches détritiques et d'éboulements, promettait de receler des merveilles géologiques, parmi lesquelles plusieurs étranges cratères d'impact qui avaient creusé de profonds trous dans le sol de la vallée, dispersant brèches et sphérules de verre un peu partout aux alentours. La mission avait bon espoir de rapporter un véritable trésor d'échantillons lunaires.

Eugene Cernan était le commandant du module lunaire, et Harrison « Jack » Schmitt son pilote. Les deux hommes étaient des choix idéaux pour la mission Apollo 17. Cernan était un astronaute chevronné qui avait participé à deux missions précédentes, Gemini 9 et Apollo 10 ; Schmitt était quant à lui un brillant docteur en géologie diplômé d'Harvard qui avait participé à la préparation des précédentes missions Apollo. Pendant trois jours, Cernan et Schmitt explorèrent Taurus-Littrow à l'aide de la Rover lunaire. Dès leur première sortie dans ce paysage, il fut évident que, d'un point de vue géologique, ils avaient décroché le gros lot. L'une des découvertes les plus excitantes de la mission, celle qui mena de façon indirecte à la mystérieuse trouvaille du cratère Van Serg, se produisit le deuxième jour, dans un petit cratère très profond baptisé Shorty. Comme Schmitt sortait pour en explorer les abords, il constata avec étonnement que ses bottes, en remuant la poussière lunaire grise, mettaient à nu une couche orange vif située juste en dessous. Cernan, stupéfait, souleva sa visière réfléchissante orangée, pour s'assurer qu'il ne s'agissait pas d'une illusion d'optique. Schmitt creusa une grossière tranchée et découvrit que ce sol était même, par endroits, rouge vif.

Au centre, à Houston, les scientifiques débattirent vigoureusement de l'origine et de la signification d'un sol d'une couleur aussi particulière et demandèrent aux deux hommes de rapporter sur terre un échantillon en carottant le sol. Après que Schmitt l'eut prélevé, les deux hommes approchèrent du cratère Shorty, car ils avaient constaté que leur véhicule, en se posant, avait également fait apparaître cette même couche orange.

Houston voulait des échantillons provenant d'un autre endroit. Dans cette optique, ils ajoutèrent à l'itinéraire d'exploration du troisième jour un petit cratère qui n'avait pas encore reçu de nom, dont ils espéraient qu'il recèlerait la même poussière. Schmitt le baptisa Van Serg, en hommage à l'un de ses professeurs de géologie à Harvard, auteur de textes humoristiques sous le nom de plume de « Professeur Van Serg ».

Le troisième jour fut long et éreintant. La poussière s'accumula sur leurs équipements, gêna leur travail. Ce matin-là, Cernan et Schmitt avaient conduit le Rover lunaire au pied des montagnes entourant Taurus-Littrow pour examiner un gigantesque rocher fendu appelé Tracy's Rock, apparemment descendu des montagnes depuis une éternité. De là, les deux hommes explorèrent une zone nommée Les Collines sculptées, sans y trouver grand-chose d'intéressant. Avec de grandes difficultés, Cernan et Schmitt gravirent l'une des collines jusqu'à mi-pente pour inspecter un rocher bizarre, qui s'avéra sans intérêt sur le plan scientifique, n'étant rien d'autre qu'un « vieux morceau de croûte lunaire ayant subi un choc », projeté là par un vieil impact. Les deux astronautes redescendirent le flanc raide et poussiéreux de la colline en progressant par bonds, tels des kangourous ; Schmitt émettait des bruits à chaque saut, s'imaginant à skis sur des bosses et plaisantant : « J'ai du mal avec mes carres. Fwouch. Fwouch. La rotation des hanches est un peu difficile1. »

Cernan fit une chute spectaculaire, à cause de la faible pesanteur, mais retomba indemne sur le sol poussiéreux.

Lorsqu'ils atteignirent finalement le cratère Van Serg, les deux hommes étaient exténués. Pour en approcher, ils durent conduire la Rover lunaire à travers un champ jonché de pierres de la taille de ballons de football éjectées par le cratère. Schmitt, le géologue, les trouvait étranges.

« Je ne suis pas encore certain de ce qui s'est passé ici », déclara-t-il. Tout était recouvert d'une épaisse couche de poussière. Il n'y avait aucune trace de la strate orangée qu'ils recherchaient.

Ils garèrent la Rover et se frayèrent un chemin entre les débris, non loin du bord. Schmitt arriva le premier et décrivit ce qu'il voyait à l'intention de Houston : « Je peux déjà vous dire qu'il s'agit d'un vaste rebord massif. Mais la substance poussiéreuse le recouvre au point d'enfouir en partie les rochers. Et, d'après ce que je vois, il y en a jusqu'au fond, et sur les parois. Au centre du cratère lui-même se trouve un monticule qui doit mesurer cinquante mètres de diamètre – ou un peu moins, trente. »

Cernan arriva. « La vache ! » s'écria-t-il en plongeant le regard dans l'impressionnant cratère.

Schmitt poursuivit : « Les roches sont très accidentées dans cette zone, ainsi que sur les parois. » Mais il ne trouva aucune couche orange, rien que des roches lunaires grises, la plupart sous la forme de cônes de percussion formés par la force de l'impact. Cela ressemblait à un cratère ordinaire, datant de soixante ou soixante-dix millions d'années au maximum. Le centre de contrôle était déçu. Néanmoins, Schmitt et Cernan se mirent à rassembler des échantillons, qu'ils placèrent dans des sachets numérotés.

« Ce sont des roches extrêmement fracturées, dit Schmitt en manipulant un spécimen. Et très friables. Prenons celle-ci, c'est celle qui nous apprendra le plus de choses. En plus, pourquoi tu ne prendrais pas celle que tu as, à l'intérieur, là ? »

Cernan s'empara de l'échantillon, Schmitt en prit un autre, à sa portée.

— Tu as un sac ?

— Sac cinq cent soixante-huit.

— Je pense qu'il s'agit d'un coin de la roche que Gene a récupérée.

Schmitt brandit un nouveau sachet vide.

— Nous allons prélever un autre fragment, de l'intérieur du bloc, cette fois.

— Je peux l'avoir très facilement avec les pinces, répondit Cernan.

Schmitt balaya les alentours du regard et aperçut un autre échantillon qu'il souhaitait collecter – une pierre bizarre d'environ vingt-cinq centimètres de long en forme de tablette.

— On ferait bien de la prendre en l'état, suggéra Cernan, bien que l'échantillon fût presque trop gros pour un sachet classique.

Ils le saisirent à l'aide de leurs pinces.

— Je vais tenir un côté, dit Cernan comme ils essayaient de faire rentrer le spécimen dans le sac. Je tiens et tu mets le sac.

Tout à coup, il marqua un temps d'arrêt et y regarda de plus près.

— Eh bien, tu vois ça ? Tu vois les fragments blancs là-dedans ?

Il en désignait un certain nombre, enserrés dans la roche.

— Oui, répondit Schmitt en examinant les taches avec attention. Tu sais, il est possible que ce soit des morceaux du projectile. Je ne sais pas. Parce que ça ne ressemble pas... ça ne vient pas du sous-sol. OK. Mets-l...

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