Imprécis de la pluie

Imprécis de la pluie

"Unique et innombrable, différente et singulière, la pluie se donne à voir, entendre, écouter, toucher, sentir, goûter dans la brièveté d'un mot qui à le prononcer fait percevoir la rondeur d'une liquidité, un ébahissement qui se perd en sourire, un éclat qui s'ouvre sur une lueur.
Pluie, mot bref et claquant. Mot jaillissant. Mot qui crève comme bulle sonore et vient s'égoutter à l'oreille dans un sourire. Et pourtant, mot multiple, mot composite comme les gouttes d'eau qui le caractérisent."
Yvette RODALEC

Ce livre nous mène dans les traces mouillées de Fernando Pessoa, Virginia Woolf, Guillaume Apollinaire... et dans les couleurs, humides, de Van Gogh, Monet, Magritte...

Imprécis de la pluie
29,00

Cette anthologie n’est pas un précis de la pluie. On le sait: quand il pleut, il pleut toujours plus que la pluie même. C’est un dit de la pluie, de son intimité qui renvoie toujours à la perception de quelqu’un, qui appelle sensations, sentiments, états d’âme et souvenirs.

C’est un imprécis de la pluie. Une figure mouvante que chaque créateur approche dans l’émerveillement du fugitif et de l’éphémère. C’est quelque chose de flottant, comme les rêves et les souvenirs se faisant et se défaisant au hasard des pages tournées. On ne saurait mieux dire car pleuvoir ne se dit-il pas aussi « flotter » ?


Les Rougon-Macquart, VII : L'Assommoir
4,00

Dédicacé au «grand ami Flaubert, en haine du goût», L'Assommoir, parce qu'il peignait sans complaisance la condition ouvrière, la folie née de la misère et de l'alcool, provoqua une nouvelle bataille d'Hernani. «M. Émile Zola est le chef de la Commune littéraire», écrivit un journaliste. «Il pue ferme», disait un autre et un autre encore : «Ce n'est pas du réalisme, c'est de la pornographie.»Zola répondit : «J'ai montré des plaies... Je laisse au législateur le soin de trouver les remèdes.» Et Paul Bourget écrivait à Zola : «C'est votre meilleur roman... Faites-nous encore quelques pages de cette force-là et vous serez le Balzac de la fin du siècle.»
Nouvelle édition en 1999


Le convoi de l'eau
6,60

A la faveur de la construction d'un barrage aux abords d'un village condamné par le nouvel édifice, le destin d'un homme au passé trouble entre en résonance avec celui d'une petite communauté isolée en pleine montagne. Dans des paysages dont la splendeur contraste avec la violence fruste des moeurs, un combat tellurique et intimiste à la fois.


Poèmes saturniens

Le Livre de poche

2,50

D es Poèmes saturniens , entendons qu'ils sont placés sous le signe de Saturne. Ils seront donc inspirés : il n'était pas inutile de l'affirmer alors que régnaient encore des versificateurs parnassiens. Ils seront aussi baignés d'une rêverie douce et savante, tandis que le poète tournera son regard vers l'intérieur. Point ou peu de récits ou d'anecdotes. Ici l'on se souvient, l'espace d'un sonnet - et non d'un interminable poème -, sur un air de chanson grise. Et il n'est pas jusqu'à celle que l'on aime, qui ne prenne une forme incertaine. Tout semble simple. Tout est savant, mais d'une technique si maîtrisée qu'elle a cessé d'être visible, au point que beaucoup s'y sont trompés. Verlaine est un poète à la fois immédiat et difficile. Il exige donc une annotation riche et précise (combien de parodies qui avaient échappé jusqu'à cette édition à l'attention des lecteurs ?), une attention à la langue et à la prosodie, alors, mais alors seulement, comme l'avait dit à peu près Ovide : « Maintenant, va, mon Livre, où le hasard te mène ! » é dition critique établie, annotée et préfacée par Martine Bercot.


Romances sans paroles suivi de Cellulairement
4,90

En 1874, lorsque Verlaine reprend à Felix Mendelssohn le titre de ses courtes pièces pour piano, Romances sans paroles, cette sorte de chanson entrée en littérature à l’époque romantique relève déjà d’une tradition désuète. Mais l’essentiel ici est qu’elle nous dise la primauté du chant dans une poésie à la fois naïve et savante dont le lyrisme mélancolique exprime de manière alors neuve ce que le poète lui-même appelait « le vrai vague » où fusionnent des sensations diverses. Et ce recueil à l’atmosphère noyée, il suffit que le sens simplement y murmure.
Romances sans paroles n’était pas encore publié quand Verlaine fut arrêté pour avoir tiré sur Rimbaud, et Cellulairement fut écrit pendant son séjour en prison. Les poèmes, pourtant, font peu de place à la vie carcérale, et retracent surtout une crise d’identité sans pareille dans la vie du poète. Désormais, Verlaine ne joue plus avec une réalité douloureuse : il la vit et cherche à fuir.

Edition d’Olivier Bivort.